Sunday, 29 November 2015

Thalassa - Le climat, les hommes et la mer réalisé par Christophe Cousin



À l'heure de la Conférence sur le climat de Paris, «Thalassa» parcourt le monde à la rencontre de ceux qui vivent au rythme des océans, comme Baisaran et son fils Kolnirdati qui font partie du dernier peuple nomade des mers en Asie du Sud-Est ; ou Slava, qui étudie le climat dans une station météo russe isolée en Mer de Barents. A Païta, au Pérou, Victor le pêcheur constate bien que le calamar géant migre en raison du réchauffement climatique. Enfin, Olivier et Brigitte, un couple d'ornithologues, étudient l'impact du changement climatique sur les écosystèmes marins le long des côtes du Groenland.

Thalassa est un magazine consacré à la mer et son environnement, d'un point de vue écologique, sportif, humain et historique. Un programme placé sous le signe de l'aventure, du grand large, des vagues et des embruns...

Friday, 27 November 2015

L'animal est une personne réalisé par Gilles de Maistre



Depuis longtemps, l'agriculture est devenue une industrie. Les animaux sont élevés et abattus dans des conditions sur lesquelles trop de monde ferme les yeux. La souffrance animale, pourtant prouvée, est largement évacuée par les producteurs de viande qui exploitent les animaux comme une matière première dénuée de conscience. Cependant, des éleveurs, des bouchers et d'autres professionnels de la filière ont compris que le bien-être animal, qui implique par exemple des troupeaux en liberté dans des champs, est intimement lié à la qualité de la viande et qu'il est urgent de changer les méthodes industrielles actuelles.

Wednesday, 25 November 2015

Thalassa - Il était une fois Thalassa réalisé par France 3



C'est en 1975 que Georges Pernoud a eu l'idée d'un magazine télévisé consacré à la mer à une heure de grande écoute. Quarante ans plus tard, après avoir fait plusieurs fois le tour du monde, il anime toujours «Thalassa». Mais le grand public ne connaît presque rien de cette figure que des générations de téléspectateurs croient bien connaître. Non, l'animateur n'est pas breton, ni fils de marin, ni navigateur chevronné. L'intéressé se dévoile, revient sur son parcours et raconte, sur un ton qu'on ne lui connaissait pas, les coulisses d'un succès de 40 ans.

Thalassa est un magazine consacré à la mer et son environnement, d'un point de vue écologique, sportif, humain et historique. Un programme placé sous le signe de l'aventure, du grand large, des vagues et des embruns...

Albert Einstein, portrait d'un rebelle réalisé par Sylvia Strasser & Wolfgang Würker



Il fut à la fois controversé et mythifié de son vivant. Soixante ans après sa mort, que sait-on réellement d'Albert Einstein, personnalité publique dont la vie privée recèle pourtant encore bien des zones d’ombre ?

Peu après la Première Guerre mondiale, la théorie de la relativité d’Albert Einstein connaît un extraordinaire retentissement. Ses découvertes révolutionnaires ouvrent une nouvelle ère dans l’histoire des sciences. Le chercheur accède au statut de célébrité et en joue : il se met en scène pour façonner son personnage de génie excentrique, individualiste et radical, puisant toute l’inspiration de sa vie dans son travail. Einstein ravit le monde entier par son humour, son charisme, ses traits d’esprit et son éthique humaniste. Pourtant, après sa mort, on découvre une autre image de cet homme, qui fut presque sanctifié de son vivant : carriériste opportuniste, coureur de jupons passablement misogyne, époux et père indigne… Comment comprendre les deux faces opposées de cette personnalité ? Où s’arrête le mythe, et où commence la réalité ?

Monday, 23 November 2015

Breathing Earth - Le rêve de Susumu Shingu réalisé par Thomas Riedelsheimer



Le plasticien japonais Susumu Shingu, fasciné par les forces de la nature, a imaginé un projet de ville utopique fonctionnant à l’énergie éolienne. Portrait d'un véritable artiste en quête d'harmonie.

Le plasticien japonais Susumu Shingu est un poète du vent et de l’eau. Depuis des décennies, il conçoit des sculptures mobiles, minimalistes ou monumentales, qui traduisent le mouvement de la nature. De nombreux architectes et chorégraphes ont d’ailleurs fait appel à ses talents pour insuffler à leurs créations sa poésie tout en légèreté qui incite au repos et à la contemplation. À 75 ans, il a conservé sa capacité d'émerveillement face au monde, et s’est lancé dans un projet fou : édifier une ville idéale, baptisée Breathing Earth, paradis écologique qui ne fonctionnerait qu'à la force du vent. Un village autonome parsemé d’éoliennes, pensé pour les artistes, les chercheurs ou les enfants. On découvre le parcours et les rêves de cet utopiste écolo à la personnalité chaleureuse, dans un documentaire dont les images éthérées invitent elles-mêmes à la méditation sur la fragilité du monde.

Sunday, 22 November 2015

Sleepless in New York réalisé par Christian Frei



Trois personnes délaissées pansent leurs plaies dans la nuit new-yorkaise... Christian Frei filme les douloureuses étapes du deuil amoureux. Un documentaire poétique et émouvant, enrichi par les recherches menées par l'anthropologue Helen Fischer.

"Vous venez d'être quitté, et vous n'arrivez pas à lâcher prise ? Contactez-moi." C'est avec ce tract, distribué dans les rues de New York, que le réalisateur suisse Christian Frei a entamé les recherches pour son nouveau documentaire. Son but ? Filmer le cheminement de l'après-rupture amoureuse. Étonnamment, le sujet n'avait jamais été traité sous l'angle documentaire. Épaulées par l'anthropologue Helen Fisher, trois personnes, filmées principalement la nuit, livrent ici une part de leur intimité : insomnies, rage, manque, lutte perpétuelle contre soi-même… Un éventail des réactions humaines face à la peine de cœur, marqué du sceau constant de la souffrance. Où l'on fait le triste constat que l'addiction amoureuse sollicite les mêmes régions du cerveau que celles de la dépendance à l'héroïne…

Territoire meurtri
Habitué aux tournages dans les zones de guerre, le réalisateur suisse Christian Frei explore ici un territoire meurtri d'un genre nouveau. Nourri des recherches d'une anthropologue sur l'étonnante physiologie des blessures de l'amour et joliment habillé des violons de Max Richter (compositeur, entre autres, de la bande originale de Valse avec Bachir), Sleepless in New York entre en résonance avec nos propres histoires. Forcément universel, le film se révèle bouleversant et poétique, sans pathos.

À +/- 5 mètres de la surface des océans réalisé par Dominique Hennequin



Le photographe Joe Bunni explore les mers pour capter la vie fabuleuse qui se déploie à 5 mètres au-dessus ou au-dessous de la surface de l'eau. Un voyageunique à la découverte de sites fabuleux situés aux quatre coins de notre planète et qui permet de mesurer aussi l’impact du réchauffement climatique.

Photographe sous-marin, Joe Bunni sillonne les mers du globe et capte la vie dans un espace proche de la surface, mesurant "+ ou – 5 mètres" de hauteur. C'est à peu près la vision sous-marine dont on peut bénéficier en nageant équipé d'un masque et d'un tuba. Or, cet espace abrite une vie naturelle extraordinaire : lamantins, requins, nudibranches (limaces de mer) macroscopiques, dragons de Komodo, grands cétacés et baleines, ours polaires… Dans le sillage du photographe plongeur et au plus près de la faune, ce documentaire nous fait découvrir des sites exceptionnels tout autour de la terre, de la côte (estuaires et mangroves) au grand large océanique, de la Polynésie française à l'Arctique en passant par l'Indonésie, les Bahamas, la Floride ou le Canada.

Attention, fragile
Mais c’est aussi là, près de la surface des mers, que l’on mesure l’effet de la pollution et du réchauffement climatique. Joe Bunni rencontre des habitants, des guides ou des scientifiques qui lui font découvrir ces merveilles de la nature qu'ils connaissent bien, et témoignent de leur fragilité croissante. Ils tentent aussi de donner des pistes de conservation et évoquent les initiatives déjà prises en la matière. Un point de vue imprenable sur des splendeurs à préserver.

Des racines et des ailes en Corse réalisé par France 3



La Corse est à l'honneur ! Du golfe de Porto jusqu'à la pointe méridionale de Bonifacio, ce numéro des «Racines et des ailes» explore quelques-uns des nombreux attraits de l'île de beauté. Première étape : les calanques de Piana, sur la côte Ouest. Ses roches magmatiques en granit rose parsemées le long de la Méditerranée en font un site spectaculaire - classé à l'Unesco - et un havre de paix unique pour les pêcheurs. Après un petit détour par le golfe de Sagone, direction Ajaccio, sur les traces des origines génoises de la citadelle. Autre emblème de la Corse : le Trinighellu ("tremblotin» en langue corse) ! Mise en service en 1878, cette ligne de chemin de fer mythique traverse l'île à flanc de montagne sur 230 kilomètres. Un parcours sinueux et pittoresque, jalonné de viaducs, de tunnels et de ponts édifiants comme celui qui surplombe le Vecchio - bâti en 1891 par Gustave Eiffel. Zoom également sur les lacs glaciaires de l'Alta Rocca et le parc marin international qui s'étend entre la Corse et la Sardaigne

Saturday, 21 November 2015

Des racines et des ailes: Passion patrimoine au Pays basque réalisé par France 3



À cheval entre France et Espagne, le pays Basque abrite de nombreux trésors. Bâtie sur l'Adour, la ville de Bayonne, qui marque sa limite au nord, cache par exemple des escaliers monumentaux au coeur des bâtiments. A Bidart, le château d'Ilbbaritz reprend vie grâce à la passion de son nouveau propriétaire. Sur les contreforts des Pyrénées, à Hasparren, Eric Ospital produit des charcuteries locales. A Saint-Etienne-de-Baïgorry, retour aux sources avec Antton Currutcharry, historien. Le voyage s'achève avec la côte espagnole, sur les salines d'Anana, et à Saint-Sébastien, deuxième ville la plus étoilée du monde.

Friday, 20 November 2015

La jeunesse a-t-elle une histoire ? réalisé par Jacques Royer



Entre images d'archives réjouissantes et sketches insolents de Norman et Hugo, Jacques Royer et Cédric Klapisch ("Le péril jeune") relèvent la gageure de raconter "les jeunes" jusqu'à aujourd'hui ! Un récit puissant, rythmé et fédérateur.

La jeunesse est une invention sociale récente. Au fil du XXe siècle, elle acquiert de plus en plus de place dans la société. Pendant les Trente Glorieuses, elle conteste les modèles anciens, s'invente des codes et des noms (des zazous aux rockers en passant par les yé-yé) jusqu'à l'explosion de Mai-68. Dans les années 1970, elle se politise, les rébellions se succèdent. Ensuite, tout s’accélère… Retraçant le fil des mouvements de jeunesse au cours d’une histoire pleine de musique et de révolte, le film compose un puissant tableau de ce qui est à la fois un état personnel transitoire et un groupe social.

Auberge des jeunes
Ayant grandi puis vieilli au fur et à mesure que la société se "jeunifiait", à une époque où la jeunesse passait du rôle de figurante de l’histoire à celui de vedette, Cédric Klapisch et Jacques Royer surfent avec bonheur sur une histoire qui est en partie la leur, tout à la fois amusés et un brin mélancoliques. De même que la jeunesse est une entité plurielle, difficile à cataloguer, voire insaisissable par des adultes qu’elle fascine et agace, leur récit adopte un ton qui lui ressemble : très sérieux quant à la chronologie, mais sans jamais vraiment se prendre au sérieux ! Pour raconter cette histoire impossible, Jacques Royer s’appuie sur des extraits d’archives télé judicieusement choisis ainsi que sur les travaux d’une historienne de la jeunesse, Ludivine Bantigny, auteur en 2007 du livre Le plus bel âge ? (Fayard). Pour épicer cette évocation de quelques interprétations décalées, il fait appel aux jeunes humoristes Norman et Hugo, stars du Web dont les vidéos (Norman fait des vidéos, Hugo tout seul) affichent des millions de vues sur Internet. Entre étude argumentée et délires réjouissants, entre légèreté et souvenirs personnels, le réalisateur de L’auberge espagnole et son complice parviennent ainsi à saisir le caractère kaléidoscopique de cette chose que l’on n’apprend vraiment à apprécier qu’au moment où on la perd.

Wednesday, 18 November 2015

La Maison de la Radio réalisé par Nicolas Philibert



Une plongée sensible et poétique au coeur de la célèbre Maison ronde, à l’écoute de ceux qui l’aiment et l’animent. La caméra de Nicolas Philibert pénètre dans les coulisses à la rencontre de ces voix qui nous accompagnent dans notre quotidien...

Comment rendre visible une matière, le son, qui par définition ne l’est pas ? Pendant six mois, Nicolas Philibert (Être et avoir, Retour en Normandie) s'est immergé dans la Maison ronde pour un film en forme de tour de cadran – celle des horloges digitales rouges, discrètes et omniprésentes, des studios. Des petits matins survoltés aux silences feutrés des nuits bleues, il a filmé, avec une curiosité bienveillante et sans voix off, les visages révélés et les corps qui s’animent, s’agitent et se dérobent aussi parfois, derrière les micros familiers de nos postes. Une chorégraphie de figures et de métiers pour une ruche bouillonnante, maison-monde à l’écoute de celui du dehors.

Battements de cœur
Cette radioscopie douce des stations Inter, Culture, Info, Musique, France Bleu et consœurs suit les battements de cœur d'une maison hantée par les voix. Dans cette intimité étrangement publique, Frédéric Lodéon disparaît derrière ses piles de sonates ; une écrivaine invitée attend, novice étonnée, suspendue au verbe prolixe d’Alain Veinstein, tandis que les emballements poétiques d’un amateur d’orages enchantent le chasseur de sons Hervé Pochon. Choral et mélodique, ce voyage traversé de jolies fulgurances, sans chercher à démontrer. Tant mieux, au fond, si au terme de la réjouissante balade demeure le mystère des ondes.

Saturday, 14 November 2015

Cinéma vérité, le moment décisif réalisé par Peter Wintonick



Crisis, Lonely Boy, Chronique d'un été. Ces films vous sont peut-être inconnus, mais leur influence s'exerce partout chaque jour, tant au journal télévisé que dans les vidéoclips, ou sur Internet. Née au tournant des années 50 et 60, la révolution du cinéma vérité (ou cinéma direct) fut lancée par une bande de cinéastes passionnés, exaspérés par les documentaires guindés qu'on présentait alors. Leur manière de travailler et leur désir inébranlable de filmer le réel comme ils le voyaient ont bouleversé non seulement le style documentaire mais tout le champ cinématographique. Ce long métrage présente de nombreux extraits des classiques du cinéma vérité et relate, pour la première fois, les péripéties d'une révolution qui a transformé pour toujours notre manière de faire du cinéma. Cinéma vérité : le moment décisif est signé par Peter Wintonick, qui a aussi réalisé Manufacturing Consent : Noam Chomsky and the Media, documentaire acclamé partout dans le monde; il est produit par Éric Michel dont le film, 50 ans, réalisé par Gilles Carle a remporté une Palme d'or à Cannes, et par Adam Symansky, gagnant d'un Oscarmd à Hollywood.

Mon nom est Fleming, Ian Fleming - L’homme qui créa James Bond réalisé par André Schäfer



Si James Bond est un agent secret mondialement connu, l'écrivain derrière le personnage l'est moins. Portrait de Ian Fleming (1908-1964), un homme dont la vie eut tout du roman d'espionnage.

On ne l'a jamais vu à l'écran, mais 007 a bien un père : l'agent secret le plus charismatique des services de Sa Majesté est né en 1952 de l'imagination féconde de Ian Fleming. Rejeton d’une famille de la haute société écossaise, le futur écrivain fait ses études classiques à Eton, puis en académie militaire, avant de passer plusieurs années dans différents pays d'Europe. Recruté à la veille de la Seconde Guerre mondiale par le service de renseignements de la marine, il y fera carrière. C'est lors d’une formation dans un centre pour agents secrets que l’idée du personnage de James Bond germe dans son esprit. Sa rencontre avec un espion du MI6 et les aventures de son propre frère, officier des Unités auxiliaires (les ancêtres des commandos) lui permettront d’affiner le portrait de l'agent 007. L'univers, très en phase avec l'époque, de créatures de rêve, de bolides d’enfer et de méchants manichéens lui vaudra un succès triomphal, recette qu'il déclinera sur douze romans et neuf nouvelles. Un éclairage passionnant de l'homme à l'origine d'un mythe national devenu mondial.

Wednesday, 11 November 2015

La dette, chronique d'une gangrène 1974 - 1992 réalisé par Joël Calmettes



L'endettement de la France atteint aujourd'hui presque 100% du PIB. Le déficit pèse lourd dans le budget de l'Etat et l'économie est en berne. Le pays n'a pas connu de budget à l'équilibre depuis quarante ans. Le vote solennel sur le projet de loi de finances 2016 ne changera pas la donne. Que s'est-il passédurant ces dernières décennies ? Existe-t-il ses alternatives pour sortir de l'impasse ? A quel niveau faut-il agir ? Ce documentaire retrace l'évolution de la dette depuis 1974, examine les faits et met en perspective les enjeux. Présidents de la République, chefs de gouvernements et anciens ministres : les acteurs de la dette s'expriment.La dette (1974 - 2015) - Chronique d'une gangrène

La dette, chronique d'une gangrène 1992-2015 réalisé par Joël Calmettes



Retour sur l'histoire de la dette nationale avec les témoignages inédits de ceux qui ont été en charge des finances du pays entre 1992 et 2015. Alain Juppé, Pierre Moscovici, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Trichet ou encore Eric Woerth, ministre du Budget entre 2007 et 2010 apportent leur éclairage sur l'évolution de l'endettement de l'Etat, qui atteint aujourd'hui presque 100% du PIB. Quels mécanismes ont abouti à cette augmentation ? De quelle manière le déficit pèse-t-il sur la démocratie ? Des économistes spécialisés dans les finances publiques mettent en perspective les enjeux liés à la dette.

L'endettement de la France atteint aujourd'hui presque 100% du PIB. Le déficit pèse lourd dans le budget de l'Etat et l'économie est en berne. Le pays n'a pas connu de budget à l'équilibre depuis quarante ans. Le vote solennel sur le projet de loi de finances 2016 ne changera pas la...

Design - le fauteuil Barcelona réalisé par Anna-Célia Kendal



Mies Van der Rohe s'est attaché à réaliser des projets dans lesquels l'homme, grâce à la qualité de ses constructions, était respecté.

Après avoir conçu l'espace du Pavillon de Barcelone à l'Exposition Universelle, telle une allégorie de son pays, Mies Van der Rohe dessine et réalise les fauteuils Barcelona, destinés à accueillir le couple royal espagnol en terre allemande. Constructeur, il a toujours fait très attention à la bonne implantation de ses bâtiments, afin de donner à l'homme des espaces de vie. Ses réalisations témoignent de l'intérêt qu'il porte au rapport intérieur-extérieur.

La filiation
Beaucoup d'architectes surtout américains se sont inspirés de Mies Van der Rohe qui était très aimé et respecté par ses étudiants et futurs architectes. Tous l'appelaient Mies. Cette inspiration a été reçue avec plus ou moins de bonheur suivant les réalisations, car peu ont compris les racines profondes du travail du maître, qui par sa culture et sa discipline intérieure avait dépassé certaines limites dans son travail de conception. L'architecture d'aujourd'hui doit encore beaucoup à Mies Van der Rohe, peut-être plus que l'on croît et aussi grâce à ses réalisations. Elles sont des jalons d'" ordre " dans un monde fait de "confusion".

Tuesday, 10 November 2015

Les premiers Européens (2/2) De -20 000 à -2 500 réalisé par Axel Clévenot



Depuis près de deux millions d'années, l'Europe a connu d'incessantes migrations. Les hommes ont dû peu à peu conquérir de nouveaux territoires. Mais pour survivre, il leur a fallu s'adapter. Second volet de cette saga documentaire : à partir de - 20000, l'Europe passe d'un monde de chasseurs-cueilleurs nomades à un monde sédentarisé d'agriculteurs et de pasteurs.

Depuis près de deux millions d'années, l'Europe a connu d'incessantes migrations. De la Grèce à la Finlande, de l'Europe centrale aux îles Britanniques, les hommes ont dû peu à peu conquérir de nouveaux territoires. Mais pour survivre, il leur a fallu s'adapter. S'appuyant sur les dernières recherches scientifiques et grâce à une écriture visuelle originale, Les premiers Européens nous fait découvrir les grandes étapes culturelles, artistiques et techniques qui ont fondé nos identités européennes.

Les premiers Européens (1/2) De -1 800 000 à -20 000 réalisé par Axel Clévenot



Depuis près de deux millions d'années, l'Europe a connu d'incessantes migrations. De la Grèce à la Finlande, de l'Europe centrale aux îles Britanniques, les hommes ont dû peu à peu conquérir de nouveaux territoires. Mais pour survivre, il leur a fallu s'adapter. Une saga préhistorique en deux épisodes.

Depuis près de deux millions d'années, l'Europe a connu d'incessantes migrations. De la Grèce à la Finlande, de l'Europe centrale aux îles Britanniques, les hommes ont dû peu à peu conquérir de nouveaux territoires. Mais pour survivre, il leur a fallu s'adapter. S'appuyant sur les dernières recherches scientifiques et grâce à une écriture visuelle originale, Les premiers Européens nous fait découvrir les grandes étapes culturelles, artistiques et techniques qui ont fondé nos identités européennes.

Monday, 9 November 2015

Romy Schneider, à fleur de peau réalisé par Bertrand Tessier



Retour sur le parcours d'une actrice qui, une trentaine d'années après sa disparition, reste toujours bien présente dans les esprits : Romy Schneider. La «Marilyn Monroe de l'Europe» a su, après avoir interprété l'héroïne romantique de la série «Sissi», incarner la femme française des années 1970 : moderne, indépendante et libre comme dans les films de Claude Sautet. Si sa carrière a été une réussite, sa vie privée a parfois été douloureuse comme lors de sa rupture avec Alain Delon ou lorsqu'elle a découvert le passé de sa mère, Magda, une amie proche d'Hitler. Cela l'a poussée à tourner de nombreux films antinazis, comme «La Passante du sans souci», son dernier film aux accents testamentaires, avant de mourir tragiquement à 44 ans.

Sunday, 8 November 2015

Le virus qui soigne réalisé par Jean Crepu



Menacés par une cécité totale, des patients peuvent espérer guérir grâce à la thérapie génique et à l’injection de virus modifiés. Ce documentaire suit les premiers pas d'une véritable révolution médicale.

Renaud, Geoffrey, Mouna et Cassandre, atteints de l’amaurose de Leber, une maladie génétique incurable qui s’attaque à la rétine, ont longtemps pensé être condamnés à la cécité totale. Mais depuis le début des années 1990, les avancées de la science leur permettent d'espérer une guérison. Cet espoir porte le nom de thérapie génique, laquelle consiste à transférer un gène-médicament dans l'organisme, à l’aide, le plus souvent, d'un virus modifié. À la fin du siècle dernier, Fabienne Rolling, une biologiste française spécialiste des insectes, parvient, après des années de recherche, à mettre au point le virus capable de délivrer le gène qui devrait rendre la vue aux malades de l’amaurose. Suite à des tests concluants sur des chiens, les premiers essais cliniques sur des êtres humains ont lieu à Nantes en 2011…

 Pendant trois ans, la caméra de Jean Crépu va suivre pas à pas les progrès, les déceptions et les espoirs de ces premiers cobayes, témoins directs d’une nouvelle ère de la médecine. Très instructif et ménageant des effets de suspense, le documentaire entraîne le spectateur dans une aventure scientifique révolutionnaire.

Friday, 6 November 2015

La domination masculine réalisé par Patric Jean



Un tour d'horizon complet, provocateur et engagé des inégalités subsistant dans les rapports homme-femme en France, en Belgique et au Québec.

Dans une clinique, un jeune homme se réveille satisfait : il s’est acheté quelques centimètres de virilité en plus. Réunis autour de livres pour enfants, des petits tournent les pages et y vont de leurs commentaires : "La maman c’est pour les tâches ménagères et les hommes ils font des choses un peu plus difficiles." Et puis il y a les femmes. Certaines évoquent le monde du travail avec ses inégalités salariales, le cantonnement à des activités peu valorisantes, et un taux de chômage plus élevé alors que leur niveau de qualification et d’éducation est supérieur en moyenne à celui des hommes. Submergées par l’émotion, d’autres racontent les violences infligées par leurs conjoints, qu’elles soient physiques ou morales.

L’illusion de l'égalité
Dans ce film engagé, volontairement provocateur, le documentariste Patric Jean met en image des faits majoritairement connus, tout en explorant la domination ordinaire, tellement banalisée qu’elle en devient invisible. Dans le sillage de Pierre Bourdieu, il analyse la construction sociale des rôles féminin et masculin, comme en témoigne la visite savoureuse du magasin de jouets, véritable usine du sexisme avec ses appareils ménagers miniatures et ses super-héros armés jusqu’aux dents. Pourtant, on s’étonne lorsque des femmes cultivées, participant à un speed dating, mentionnent le physique et les talents culinaires dans la liste des qualités premières qu’elles peuvent offrir à un homme. En juxtaposant des séquences comiques, affligeantes et dramatiques, La domination masculine soutient l’idée que si les féministes ont remporté d’importantes batailles dans les années 1960 et 1970, elles doivent aujourd’hui se battre contre "l’illusion de l’égalité". Et contre la montée en puissance des "masculinistes", notamment au Québec, où une armée de revanchards en mal de pouvoir n’hésite pas à comparer le féminisme à "un crime contre l’humanité".

Wednesday, 4 November 2015

Architectures: Wa Shan, la maison d’hôtes réalisé par Juliette Garcias



Tapie au pied de la "colline de l’éléphant", dans la province chinoise du Zhejiang, la Wa Shan, littéralement "montagne de tuiles", est une maison d’hôtes particulière, construite de 2011 à 2013 par l’architecte Wang Shu. Conçue avec des matériaux de récupération et en terre damée, elle représente une "provocation" dans un pays qui bétonne à tout-va, et fait le pari d’une architecture durable.

Architectures: L'école d'art de Glasgow réalisé par Juliette Garcias



Construite à l’aube du XXe siècle, l’école d’art de Glasgow est l’œuvre majeure du seul artiste britannique considéré comme précurseur de la modernité, Charles Rennie Mackintosh.

Représentant le plus éminent du « style de Glasgow », équivalent de l’art nouveau parisien, Mackintosh va consacrer plus de dix ans à la réalisation de ce qui est sans conteste son projet architectural le plus novateur, un chef d’œuvre qui conjugue rationalité constructive, subjectivisme art nouveau, obsession du détail et fantaisie décorative. Dix années de travail sans que l’architecte ne mette une seule fois les pieds sur le chantier. Après des années de purgatoire, l’école est devenue un lieu de pèlerinage pour des générations d’architectes. Son influence est sans équivalent dans l’architecture du début du XXe siècle.

Sunday, 1 November 2015

Le monde s'arrête à Bugarach réalisé par Rémi Lainé



En 2012, selon une rumeur insistante, Bugarach, village de l’Aude, devait échapper à l’apocalypse annoncée pour la fin de l'année. Avec l'écrivain Nicolas d'Estienne d'Orves (qui en a tiré un livre), Rémi Lainé a conçu une fable moderne et une réflexion sur les peurs du siècle.

Au pied du Pic, montagne dominant les Corbières, Bugarach serait le seul endroit au monde épargné par l'apocalypse prévue, foi de calendrier maya, pour cette fin 2012. Une rumeur à l'origine non identifiée et amplifiée par un Web en surchauffe. Comme une volée de vautours, journalistes de tous pays, curieux, illuminés de passage planent sur la vallée. Sous les yeux des 190 habitants qui en ont vu d'autres. Avec l'écrivain Nicolas d'Estienne d'Orves (qui en tiré un livre à paraître chez Grasset), Rémi Lainé y a passé plusieurs mois. Maire charismatique, bergère déterminée, ermite solitaire, épicière accueillante… : à la folie du monde, Bugarach réplique par le bon sens.

Cinema Perverso - Le merveilleux monde perdu des cinémas de gare réalisé par Oliver Schwehm



Le cinéma de gare allemand, kitch, trash ou érotique, connut son apogée dans les années 1960 et 1970. Retour aussi drôle qu’instructif sur ce phénomène de la culture interlope.

C’est un phénomène historique propre à l’Allemagne d'après-guerre. Lors de la reconstruction des grandes gares du pays (Francfort, Munich, Cologne, Düsseldorf, Stuttgart…), la compagnie des chemins de fer allemands construit des salles de cinéma dans lesquels les voyageurs peuvent passer le temps entre deux trains. Alors que la programmation est initialement réservée à l’actualité, l’arrivée de la télévision dans les foyers l’oriente vers le cinéma de série Z, allemand ou étranger. Science-fiction de bric et de broc, westerns, polars, films de kung-fu, gore ou érotiques alternent avec des œuvres d’auteur au parfum de soufre comme La grande bouffe et Salo ou les 120 journées de Sodome. De plus en plus malfamés, les cinémas de gare se "spécialisent" au fil du temps dans les films X réservés aux hommes, avant de péricliter avec l’arrivée de la VHS. Aussi drôle que passionnant, ce documentaire plonge dans cette histoire populaire du cinéma allemand des années 1950 à 1980, proposant des extraits de productions ultrakitschs ou d’actualités filmées et donnant la parole à des acteurs et réalisateurs d'outre-Rhin autrefois friands de ces salles obscures.