Monday, 31 October 2016

Chien cherche chat réalisé par Paul Driessen



Oscillant entre désir et déception, ce court métrage d'animation de l’animateur émérite Paul Driessen est présenté en quatre volets. Alors qu’un chat et un chien anthropomorphes suivent des destins tantôt distincts, tantôt communs, chaque volet se clôt sur un suspense alors que s’amorce l’histoire suivante. Fidèle à lui-même, le chat se montre délicat et confiant, mais en demi-teinte, alors que le chien est tour à tour impulsif, aventureux et axé sur les résultats. Leurs péripéties révéleront finalement leur nature animale, cette force primaire dissimulée sous une apparente civilité. Doté d’une piste sonore enlevante et affichant ce mélange de drame et de comédie cher à Driessen, le film illustre les surprises que nous réserve la vie lorsque nos choix déterminent l’issue de notre parcours.

Jharia, une vie en enfer réalisé par Tiane Doan Na Champassal & Jean Dubrel



À Jharia, dans le nord-est de l'Inde, un feu dévastateur ravage les mines de charbon, ronge le sous-sol, détruit les maisons tout en dégageant des fumées toxiques.

Versailles et Le Nôtre, une passion française réalisé par Sylvie Faiveley



Pour célébrer le 400e anniversaire de la naissance d'André Le Nôtre qui a fait du jardin à la française un art à part entière, reconnu dans le monde entier, le château de Versailles a consacré l'année 2013 au génie du jardinier. Plusieurs restaurations ont ainsi débuté en début d'année. La plus importante concerne le bassin de Latone et ses parterres. Les statues et la maçonnerie du bassin sont réhabilitées et les parterres sont redessinés à l'identique des plans établis par Le Nôtre. En parallèle, de nombreuses expositions et des spectacles ont également lieu. Catherine Pégard, la présidente de l'établissement public du château.

Quand c'est gratuit, qui paye ? réalisé par Marie-Pierre Farkas



Aujourd'hui, on peut lire le journal gratuitement, écouter de la musique, voir ses enfants au bout du monde, communiquer avec des amis, trouver des recettes de cuisine, aller au musée, prendre le bus dans certaines villes sans rien débourser. La gratuité est un argument commercial vieux comme le monde, mais avec l'arrivée d'Internet, elle est devenue la base d'une nouvelle économie sur laquelle des géants américains ont bâti des fortunes. En suivant une famille dans sa vie quotidienne, cette enquête permet de comprendre les mécanismes de financement de la gratuité. Grâce aux dons, aux taxes, à la publicité, ou encore aux impôts, de nombreux services sans paiements sont proposés.

Vente directe, du champ à l'assiette réalsé par Laurence Wycke



La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d'agriculteurs et d'éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d'être en relation directe avec les paysans. En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français. Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d'ostréiculteurs, de maraîchers, d'éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Chirac, l'anti-Américain réalisé par Patrick Rotman



À peine élu président de la République en 1995, Jacques Chirac effectue à la mi-juin son premier voyage officiel aux Etats-Unis. Longtemps loué pour son américanophilie, Jacques Chirac reste celui qui s'est opposé à George W Bush, attirant sur la France les foudres du peuple américain. Le 10 mars 2003, alors Président, il annonce en direct que le pays ne s'engagera pas aux côtés des Américains dans la guerre en Irak et menace d'utiliser son droit de véto aux Nations Unies. Cette déclaration provoque une crise profonde dans les relations franco-américaines. Retour sur un épisode marquant du mandat de Jacques Chirac, qui a quitté le pouvoir avec l'image d'un anti-Américain.

L'urgence de ralentir réalisé par Philippe Borrel



Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d'initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

" Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l'homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle et hors de tout contrôle la spéculation financière, des citoyens à travers le monde refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l'immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives fondées sur d'autres paradigmes.

Reprendre le contrôle
Au Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l'ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives contribuent à relocaliser l'économie... À rebours du "train fou" du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, de sociologues, d'économistes et de scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l'homme au coeur du système.

Sunday, 30 October 2016

Sergueï Chtchoukine, le roman d'un collectionneur ralisé par Tania Rakhmanova



Comment un marchand de textiles a créé à Moscou, au tournant du XXe siècle, l'une des plus riches collections d'art moderne au monde, exposée à la Fondation Louis-Vuitton.

Pourquoi le musée de l’Ermitage possède-t-il l’une des plus riches collections d’impressionnistes, de Matisse et de Picasso ? Et comment la Russie qui, au début du XXe siècle, restait en retrait sur la scène internationale de l’art a-t-elle donné naissance à des artistes aussi novateurs que Kandinsky ou Malevitch ? Grâce, dira notamment ce dernier, à la collection extraordinaire constituée, année après année, de 1898 à 1914, par un marchand moscovite visionnaire, Sergueï Chtchoukine, dont le nom sera pourtant effacé, puis occulté pendant près de soixante-dix ans. Passionné d'art moderne, il choque la bonne société prérévolutionnaire en exposant dans son hôtel particulier ses trésors signés Manet puis Gauguin, Picasso (49 toiles au total), Matisse (38 tableaux, dont La danse, composé à sa demande). Frappé par des tragédies personnelles (la perte successive de deux de ses fils et de son épouse), puis chassé par la révolution, celui qui fut l'un des mécènes majeurs de son temps disparaît en 1936, dans l'anonymat, à Paris – là même où son nom était célébré, du temps de sa splendeur, dans les milieux d'avant-garde.

Architectures: Le vaisseau de verre réalisé par Richard Copans



C’est en 2006 que Bernard Arnault décide de faire construire à l’orée du bois de Boulogne le bâtiment de la Fondation Louis-Vuitton, qui sera l’emblème de sa politique de mécénat artistique. Il choisit comme architecte Frank Gehry, auteur, entre autres, du célèbre musée Guggenheim de Bilbao.

C'est en 2006 que Bernard Arnault décide de faire construire à l'orée du bois de Boulogne le bâtiment de la Fondation Louis-Vuitton, qui sera l'emblème de sa politique de mécénat artistique. Il choisit comme architecte Frank Gehry, auteur, entre autres, du célèbre musée Guggenheim de Bilbao. Dépassant la cime des arbres, fait de grandes verrières translucides et de volumes blancs aux formes organiques, un vaste navire semble voguer vers Paris, poussé par les vents d'ouest. Étonnant bâtiment où l'ajustement précis de pièces uniques de verre et du Ductal, un béton blanc fibreux, rapproche le processus industriel du geste de l'artisan

Friday, 28 October 2016

Patrick Buisson, Le Mauvais Génie réalisé par Tancrède Ramonet



C’est l’histoire d’une ascension et aussi d'une énigme. Comment un authentique idéologue d’extrême-droite a-t-il pu s'immiscer aussi profondément dans la politique française sans n’être jamais freiné par personne ? Comment, Patrick Buisson, drapé dans le costume d'un spécialiste de l’opinion, des couloirs des rédactions aux plateaux de télévision, s'est-il imposé comme conseiller du candidat de la droite républicaine puis du président Nicolas Sarkozy, l’un des plus influents de l’histoire de la Cinquième République ?

Note d'intention d'Ariane Chemin et Vanessa Schneider

« Depuis l’enquête que nous avons réalisée pour « Le mauvais génie » , en 2014 et 2015, Patrick Buisson n’a pas disparu, bien au contraire. Pas un jour ou presque sans que la saga judiciaire des « sondages de l’Elysée », dans laquelle il est mis en examen, ne ressuscite son nom. En cet automne 2016, il fait à nouveau parler de lui. L’ancien conseiller de l’Elysée vient en effet de publier aux Editions Perrin « La cause du peuple », un « livre-vengeance » annoncé dès 2015, où, l’ex « M. Sondages » de la Présidence glisse des jugements assassins sur celui qu’il a conseillé pendant dix ans. Il ne pardonne pas à Nicolas Sarkozy : le mot de « traître » a été lancé devant des millions de téléspectateurs à propos des enregistrements utilisés sans son consentement durant le quinquennat. Alors, à la veille de la primaire, Patrick Buisson distille des confidences, menace d’en rajouter, et, dans les librairies, écoule son programme identitaire.

En donnant la parole à ses amis ou anciens amis, ou encore aux témoins privilégiés de son ascension, ce film explique comment Patrick Buisson a réussi à se hisser sans résistance au sommet du pouvoir, au cœur de l’appareil d' État, avant d’imposer ses idées dans le débat public. Sa jeunesse, son engagement, ses premières armes de journaliste, ses conseils à Jean-Marie le Pen, sur lequel il jette son dévolu avant Philippe de Villiers, cette ascension est aussi racontée au moyen d’archives et de documents inédits, éclairant les aspects les plus troubles de son passé. Patrick Buisson, le mauvais génie, raconte aussi l’étrange couple qu’il a formé avec Nicolas Sarkozy, détaillant sa manière habile de s’adjoindre la petite communauté des sondeurs, de se rallier certains politologues, ainsi qu’un cercle de journalistes.

Très tôt, pressentant la montée d'un «?populisme chrétien? », il conseille à Nicolas Sarkozy d’afficher les symboles d’une France catholique dont l’identité serait menacée par l’islam. Malgré la guerre que se livrent l’ex conseiller et l’ancien Président, le candidat n’a pas abandonné les idées « buissonniennes » durant sa bataille des primaires. Après « l’identité », le triptyque « immigration, sécurité, islam » si cher au patron de la chaîne Histoire est désormais dans tous ses discours.

La droite identitaire ne s’est jamais aussi bien portée, et derrière l’itinéraire d’un homme dont la vie a été parsemée de ruptures, de trahisons, de séances publiques de victimisation, mais aussi de recommencements, c’est aussi ce lent mais sûr glissement que raconte le documentaire ».

Princesses, pop stars & girl power réalisé par Cécile Denjean



Comment, à coups de romans sentimentaux, de séries télé, de codes vestimentaires, les petites princesses d'hier sont devenues des bad girls. Au programme : narcissisme, mecs, fringues et noms d'oiseaux...

En un siècle seulement, la culture girly s'est imposée à la moitié de l'humanité, de New York à Tokyo en passant par Paris, Berlin ou Séoul. L'histoire d'un hold-up, d'une épopée, voire d'un complot, qui a imposé le rose comme la couleur étendard des filles. Une couleur gaie qui renvoie aux bonbons, aux voitures américaines des fifties et, surtout, à la chair... Avec un argument phare, proclamé en toute mauvaise foi : ceux qui la trouvent mièvre ne sont que de grossiers misogynes !

Innocence et provocation
Devenu le symbole de cette pop culture mondiale, le rose est toujours empreint d'une certaine dose d'humour et d'esprit décalé. Cette culture a ses icônes (Barbie, Candy, les Dolls Bratz, Hello Kitty...) et ses codes vestimentaires, de la mode "princesse" des supermarchés à la haute couture "porno-chic" version Gucci ou Prada, jouant sans cesse entre innocence et provocation, petite fille et prostituée. Elle a aussi ses héroïnes fictionnelles, des romans de la chick lit aux films et séries américaines (Sex and the city, Desperate housewives, Gossip girl...) ; ses blogs ("Little Miss in Paris", "Pink Attitude") et ses blogueuses (Margaux Motin ou Pénélope Bagieu en France, Fashion Bomb Daily ou The Sartorialist aux États-Unis, LesMads en Allemagne...). Elle a même généré des sous-cultures, telles les lolitas japonaises, et influencé certains pans de la culture gay qui s'est approprié ses codes. À travers un kaléidoscope des expressions de la culture girly, ce film s'attache à montrer comment, via le marketing, la société de consommation a construit les stéréotypes de la féminité, et comment aujourd'hui les femmes s'en emparent et les revendiquent.

Wednesday, 26 October 2016

Guerre dans les télécoms - Les quatre couleurs du capitalisme réalisé par François Rabaté



En France, en 2016, quatre groupes ont la main sur l’Internet et la téléphonie, mobile et fixe. Pour conquérir de nouveaux clients et les garder, pour décocher les premiers les flèches de l’innovation et servir toujours mieux leurs actionnaires, rien ne les arrête : batailles commerciales, alliances, coups bas et trahisons. Deux décennies d’une guerre implacable racontées par ceux qui l’ont menée… mais pas toujours gagnée.

Leur parole est rare : pour la première fois, ils racontent comme un thriller la guerre qu’ils se livrent depuis vingt ans. Eux, ce sont les quatre personnages principaux, magnats des télécoms et des medias : Martin Bouygues, Stéphane Richard, Xavier Niel et Patrick Drahi, qui incarnent chacun à leur manière une forme spécifique du capitalisme français. A travers le récit de leur lutte acharnée, des rapprochements aux inimitiés, on saisit les enjeux industriels et commerciaux d'un marché qui n’a cessé de croître, celui de la téléphonie mobile. Qui n'a pas de portable aujourd'hui ?

Ils sont quatre : Martin Bouygues, 64 ans, patron d’un grand groupe industriel, champion du BTP et de la communication; Stéphane Richard, 55 ans, passé deux fois de la haute fonction publique au business et désormais à la tête d’Orange, « l’opérateur historique » ; Xavier Niel, 48 ans, patron de Free, petit génie de l’innovation, de la guerre commerciale et aventurier-type du capitalisme du 20e siècle; et Patrick Drahi, 53 ans, patron de Numéricable-SFR, archétype du capitalisme du 21e siècle. Un infatigable cost-killer, spécialiste de l'investissement de milliards d'euros avec l’argent des autres.

Au-delà des stratégies des opérateurs, cette guerre économique est peut-être avant tout une lutte d’ego et de pouvoir sans fin.

Avec les interventions de Xavier Niel, Stéphane Richard, Patrick Drahi, Xavier Couture, Jacques Veyrat, Jean-Louis Missika, Elie Cohen...

Tuesday, 25 October 2016

Le dragon à mille têtes réalisé par François Reinhardt



économique, espionne tous azimuts ses partenaires occidentaux. Ce documentaire part à la rencontre de témoins de première main qui subissent, cèdent ou résistent à la puissance tentaculaire du "dragon à mille têtes".

Les industriels européens, TGV, Airbus ou les fabricants de machines-outils se sont vus gentiment dépouiller de leurs technologies... De l'autre côté de l'Atlantique, aux États-Unis, en 2014, cinq officiers du renseignement chinois ont été inculpés de cyber espionnage au détriment d'une entreprise américaine de haute technologie, dont plusieurs brevets avaient été pillés au cours des mois précédents. Concurrencée sur son propre terrain par des rivales chinoises, l'entreprise y a perdu un milliard de dollars et a dû licencier les deux tiers de son personnel. Elle n'a pas été indemnisée de ses pertes, les cinq inculpés continueront probablement de travailler pour les services secrets, et le président Xi Jinping, pour sa première visite officielle à Washington, a pu se contenter d'une profession de foi polie sur le respect de la propriété intellectuelle.

Sans foi ni loi
Cet incident n'est que la partie émergée d'un iceberg inquiétant, un espionnage tous azimuts piloté par l'État chinois, dont cette investigation édifiante dévoile les rouages et les objectifs. Parce que tout le monde convoite son gigantesque marché, la Chine, seconde puissance économique mondiale, qui ambitionne de devenir la première d'ici à 2020, peut s'affranchir sans risque des règles du jeu, sur le plan économique et technologique, mais aussi politique. Ainsi surveille-t-elle dans le monde entier ceux qu'elle considère comme des ennemis à abattre : les militants indépendantistes ouïghours et tibétains, comme les membres du mouvement Fanlun Gong. Les quelque 500 instituts "culturels" Confucius qu'elle a ouverts dans le monde sont chargés, eux, de relayer sa propagande... De Paris à Pékin, en passant par la Pennsylvanie, l'Allemagne, le Canada et l'Australie, des contrats publics aux pratiques occultes, ce documentaire part à la rencontre de témoins de première main qui subissent, cèdent ou résistent à la puissance tentaculaire du "dragon à mille têtes".

Laogai, le goulag chinois réalisé par Hartmut Idzko



En Chine, près de 4 millions de personnes seraient enfermées dans les laogai, camps de rééducation par le travail, dont la production est destinée à l'Occident. Traitements cruels et inhumains, exécutions sommaires ou encore trafic d'organes sont au programme de ce scandaleux système pénitentiaire. Avec les témoignages accablants d'anciens détenus qui ont survécu à l'enfer.

Aujourd'hui en Chine, il existe encore plus de mille laogai, ces camps de "rééducation par le travail". Près de quatre millions de personnes, parfois arrêtées sur de simples soupçons - opposants politiques, dissidents, petits délinquants ou militants tibétains -, y seraient emprisonnées, sans procès ni assistance juridique. Les laogai sont en réalité des usines immenses qui génèrent un profit considérable pour la République populaire. On y retrouve des ateliers de fabrication, des mines ou des plantations, dont la production est destinée principalement au marché étranger : ces produits made in China se retrouvent à bas prix dans nos supermarchés.

Des "hommes nouveaux"
Le réalisateur Hartmut Idzko revient sur l'histoire dramatique des laogai. Il a pu recueillir des témoignages édifiants de militants ou d'anciens détenus vivant aujourd'hui en exil : l'écrivain Liao Yiwu, arrêté après les manifestations de la place Tian'anmen, le dissident Harry Wu, emprisonné durant vingt ans pour ses positions "contre-révolutionnaires", la Tibétaine Ama Adhe, et même un ancien prisonnier américain. Tous racontent les violences, les tortures et le conditionnement politique destiné à former des "hommes nouveaux". Ils évoquent aussi les exécutions sommaires et le vaste trafic d'organes qui existent dans les laogai. À ces témoignages s'ajoutent les archives personnelles de Harry Wu, retourné filmer clandestinement sur les lieux de sa détention. Un document accablant, qui lève le voile sur les crimes d'État commis par la République populaire de Chine, et qui interroge la position ambiguë des pays occidentaux, ses premiers partenaires commerciaux.

Monday, 24 October 2016

Sur les pas de Beethoven réalisé par Stéphane Ghez



Aussi génial que torturé, aussi connu que mystérieux, Ludwig van Beethoven a eu la particularité d'être le premier à se montrer soucieux d'inscrire les thématiques de sa musique en lien avec son époque. Issu d'une famille relativement modeste et d'une lignée de musiciens très appréciés, Beethoven a appris la musique très tôt, sous l'impulsion de son père. Il donne d'ailleurs son premier concert à 8 ans, à Cologne. Sensibilisé par son professeur aux idées des Lumières, il s'est enthousiasmé pour la Révolution française. Mais c'est bel et bien l'aristocratie viennoise qui a contribué à assurer son succès. Sourd dès 1802, il meurt en 1827 après une succession de drames familiaux et une longue agonie.

Véritable icône de son vivant, Ludwig Von Beethoven a suscite´ bien des légendes qui ont fixée l'image d'un héros romantique. Mais derrie`re ce mythe, l'homme reste me´connu : un être sensible, d'une profonde humanitè qui sut dépasser une vie de luttes et de souffrances.

De sa maison natale à Bonn, qui abrite la plus importante collection privée d'objets, en passant par Vienne, où il a vécu et beaucoup composé, jusque dans les salles de concerts dans lesquelles les plus grands chefs d'orchestre l'ont interprété, ce documentaire fait et refait de´couvrir l'un des plus grands compositeurs de musique classique.

La face cachée du bio low cost réalsé par Éric Wastiaux



Le «bio», que l'on dit bon pour la santé et la planète, a le vent en poupe. Il ne cesse de se développer et en quelques années, le marché bio a doublé en France. Son chiffre d'affaires atteint aujourd'hui les sept milliards d'euros. Longtemps réservé aux magasins spécialisés et destiné à une clientèle aisée, le bio se démocratise. Les grandes enseignes se sont lancées dans la course et ont créé le bio «low cost». Ce succès fulgurant cache pourtant certaines dérives. En effet, entre importations massives et production intensive, le bio des supermarchés semble souvent bien loin des principes fondateurs de l'agriculture biologique, prenant parfois les mêmes chemins que le conventionnel. A force de se vouloir moins cher et accessible, le bio ne risque-t-il pas de perdre son âme ? Enquête sur les dérives du bio low cost.

La revanche du boeuf français réalisé par Vincent Guérin



Et si le boeuf français était l'un des meilleurs au monde ? Et si la blonde d'Aquitaine, les limousine, normande, gasconne ou aubrac n'avaient plus à rougir face au célèbre black angus ou au boeuf de Kobé ? Bêtes de concours, boeuf cidré, hibernation, millésimes et appellations : l'univers du boeuf d'exception made in France n'a plus rien à envier à celui des vins et des fromages. Depuis les montagnes du Nevada jusqu'aux palaces de Hong Kong, de la boucherie de quartier aux tables des plus grands chefs, des passionnés innovent et travaillent sans relâche pour atteindre l'excellence.

François Mitterrand - Albums de familles réalisé par Hugues Nancy & Fabien Béziat



À l'occasion du vingtième anniversaire de sa mort, le 8 janvier 1996, et alors que la République s'apprête à commémorer le centième anniversaire de sa naissance, le 26 octobre 1916, ce film est un portrait intime de François Mitterrand, nourri d'un grand nombre de documents inédits.

Grâce à Jean-Christophe et Gilbert Mitterrand, et à Mazarine Pingeot, qui témoignent comme jamais ils ne l'avaient fait auparavant, nous entrons dans l'intimité d'un père et de ses trois enfants. Pour la première fois, nous allons découvrir les albums photographiques que François Mitterrand a constitués tout au long de sa vie, depuis ses années d'enfance, cruciales dans la construction de sa personnalité, jusqu'aux albums consacrés à sa vie avec Anne Pingeot et leur fille Mazarine.

L'ambition du film n'est pas de dresser le bilan des deux septennats de François Mitterrand, ni de porter un jugement global et définitif sur son parcours et son action politique, mais d'abord et avant tout, de tenter de s'approcher le plus possible de la vérité d'un homme. Aussi complexe, multiple et mystérieux qu'il fut !

Nous nous sommes donc attachés à exhumer et à révéler ce qui a construit sa personnalité, ce qu'a été sa trajectoire, ce que fut sa vie...

Trente cinq ans après son élection du 10 mai 1981, vingt ans après sa disparition, nous pouvons aujourd'hui raconter l'incroyable destin du plus romanesque et du plus secret de nos hommes politiques.

Mitterrand l'Américain réalisé par Patrick Rotman



François Mitterrand, le leader de la gauche française, l'homme qui signe avec les communistes un programme commun en 1972, le président qui nomme des ministres communistes dans son gouvernement est, en même temps le dirigeant occidental qui n'a cessé de soutenir les Etats-Unis. En effet, lors de ses deux mandats, sur tous les grands dossiers et conflits internationaux, Mitterrand a été le meilleur allié de Washington, l'ami américain. C'est ce paradoxe que raconte ce film qui dévoile les liaisons secrètes, les conversations inédites entre le président français et ses homologues américains.

Sunday, 23 October 2016

La sensualité des livres réalisé par Katja Duregger



À l'heure du tout numérique, certains sont encore attachés aux ouvrages en bel et bon papier ! Rencontres avec des amoureux des livres : les concepteurs d'ouvrages Irma Boomet et Rainer Groothuis, l'éditeur et imprimeur Gerhard Steidl, l'artiste expert en couvertures Jon Gray, l'éditeur Gérard Berréby, ainsi que le dessinateur de BD Bernard Granger, alias Blexbolex.

Voyage au pays des livres à travers de passionnantes rencontres : avec les concepteurs d'ouvrages, respectivement néerlandais et hambourgeois, Irma Boomet et Rainer Groothuis, l'éditeur et imprimeur allemand Gerhard Steidl, l'artiste britannique expert en couvertures Jon Gray, l'éditeur parisien Gérard Berréby, ainsi que l'auteur, illustrateur et dessinateur de BD Bernard Granger, alias Blexbolex. Celui-ci a reçu en 2009 le prix du plus beau livre du monde pour son Imagier des gens. Autant d'entretiens avec des amoureux des livres, que l'explosion numérique n'a pas détournés de la chose imprimée.

Robert Doisneau - Le révolté du merveilleux réalisé par Clémentine Deroudille



La vie (intime) et l'oeuvre d'un des maîtres français de la photographie, par sa petite-fille. Un regard tendre et humaniste, comme l'était Robert Doisneau.

"Une lutte vaine. Une lutte perdue d'avance avec le temps qui file." C'est souvent sans grandiloquence, avec des mots simples, que Robert Doisneau parlait de la photographie, lui qui ne se voyait ni comme un auteur ni comme un artiste. Cet infatigable arpenteur des bitumes banlieusards, disparu en 1994, fut en tout point remarquable par la modestie d'une démarche circonscrite aux petites gens et aux scènes du quotidien. Grâce à ce (faux) naturalisme, qu'il teinta de merveilleux, il toucha ainsi à l'universel pour figurer au panthéon de la photographie humaniste, parmi ses congénères Édouard Boubat, Willy Ronis ou Henri Cartier-Bresson.

Portrait décadré
Réalisé par sa petite-fille Clémentine Deroudille, Le révolté du merveilleux affine le portrait de celui qui a tant façonné l'imagerie nationale : son Baiser de l'hôtel de ville, aussi célèbre que la tour Eiffel ? Au fil de photographies inédites, d'archives vidéo, ainsi que d'entretiens avec ses amis et complices de toujours, de Daniel Pennac à Sabine Azéma, on surprend un Doisneau intime, "curieux, désobéissant et patient comme un pêcheur à la ligne", comme il se définissait lui-même. Le film retrace le parcours de cet ancien photographe officiel des usines Renault, mais dévoile surtout certaines facettes méconnues de son travail (l'amour de la couleur, ses reportages à l'étranger) ou de sa personnalité, comme la peur de la foule. Un regard affectueux et très documenté sur ce pourvoyeur de bonheur pour tous.

Saturday, 22 October 2016

Au rythme des marais réalisé par Jan Haft



Un documentaire poétique, aux images d'une grande beauté, sur un habitat de plus en plus rare mais pourtant vital pour l'équilibre écologique : le marais. Au fil des saisons, entre jour, nuit et crépuscule, on découvre une vie extraordinairement fourmillante.

Voilà dix mille ans, la majeure partie de l'Europe était couverte de marais. Aujourd'hui, les rares zones paludéennes à avoir échappé aux travaux d'assèchement et d'exploitation de la tourbe recèlent quelques-unes des formes les plus étranges et les plus chatoyantes de notre faune et de notre flore. Dans ces écosystèmes uniques, entièrement vierges de la présence de l'homme, il règne une atmosphère onirique. Au fil des saisons, entre jour, nuit et crépuscule, on découvre une vie extraordinairement fourmillante.

Plaidoyer écologique
Filmé durant cinq années dans plus de quatre-vingt zones marécageuses européénnes le documentaire suit les pérégrinations des ours bruns ou des élans, les parades nuptiales des tétras-lyres ou des vipères, et se plonge aussi dans l'infiniment petit : la mue d'un papillon, le repas d'une chenille ou le piège mortel déployé par le droséra, une plante carnivore, sont dévoilés dans leurs plus infimes détails. Très gros plans, ralentis et accélérés, plans aériens font entrer le spectateur dans une autre dimension visuelle. Sorti en salles en Allemagne en 2015, un plaidoyer écologique pour la restauration des zones humides, vitales pour l'équilibre de notre environnement, aux images d'une grande beauté.

Namibie - Les corsets de l'histoire réalisé par Dorothe Dörholt



De 1904 à 1908, les Allemands installés sur le territoire de l'actuelle Namibie ont exterminé la tribu des Herero. Retour sur ce chapitre sanglant et oublié de la colonisation.

Les exactions commises par les colons allemands à l'encontre des Herero ont été reconnues comme le premier génocide du XX e siècle. Les survivants - 20 % de la population - ont dû, notamment, adopter les coutumes vestimentaires de leurs bourreaux. Aujourd'hui, Mc Bright Kavari, 22 ans, créateur de mode d'origine herero, a décidé de dessiner une ligne de vêtements pour lutter contre l'oubli. Pour l'aider, sa mère et les anciens de la tribu décimée racontent leurs douloureux souvenirs et exhument leurs archives personnelles. Ce documentaire suit le parcours du jeune homme sur la route du souvenir, de Windhoek, capitale de la Namibie, au village de sa famille.

Ötzi, la renaissance de l'homme des glaces réalisé par David Murdoch



Les nouvelles découvertes sur Ötzi, momie vieille de plus de cinq mille ans exhumée en 1991, sont présentées grâce à sa réplique en 3D. Un voyage scientifique au-delà du temps.

Rares sont les corps de nos ancêtres à avoir autant révélé sur leur mode de vie qu'Ötzi, célèbre momie du néolithique miraculeusement préservée, découverte en 1991 dans les Alpes italiennes. Les restes intacts de ce chasseur solitaire, tué par une flèche il y a cinq mille trois cents ans sur un sommet, continuent à fournir aux scientifiques, historiens et archéologues, de précieuses informations sur une période cruciale de l'histoire humaine. Grâce aux avancées technologiques, notre capacité à interpréter et analyser le mode de vie de cet homme des glaces ne cesse de progresser.

Néolithique imprimé
Les conclusions les plus récentes sont ici dévoilées de manière novatrice et originale : l'artiste Gary Staab sculpte la première réplique en taille réelle de la momie, via une imprimante 3D et un système d'imagerie multispectrale. Tandis que le nouvel homme des glaces "renaît" à partir de résine, d'argile et de peinture, on apprend des faits nouveaux sur la vie d'Ötzi, ses caractéristiques génétiques et son héritage. Les plus éminents spécialistes s'intéressent aux traces de tatouages jamais remarquées auparavant, aux données sur son alimentation et ses conditions de santé, ainsi qu'aux recherches ADN retraçant la descendance actuelle de cette "star" du néolithique, que l'on situe en Sardaigne. Une passionnante enquête scientifique.

Friday, 21 October 2016

Juppé et les grandes grèves de 1995 réalisé par Cédric Tourbe



Alliances contre nature, enjeux cachés, non-dits, trahisons et règlements de comptes : voilà ce que révèle la face cachée et très peu explorée des grandes grèves qui ont marqué l'année 1995, avec au coeur du tumulte Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac. Pour évoquer le conflit social le plus dur en France depuis 1968, Cédric Tourbe a recueilli les témoignages des acteurs directs de ces événements : le porte-parole du gouvernement de l'époque, les figures syndicales, un gréviste et des journalistes qui couvraient les événements.

Jérôme Cahuzac : l'homme qui ne savait pas mentir réalisé par Gérard Miller & Anaïs Feuillette



L'affaire Cahuzac a été le feuilleton politique de la fin de l'année 2012. Révélé par Médiapart, l'existence d'un compte secret en Suisse du ministre a fini par déclencher une information judiciaire. Par quel aveuglement Jérôme Cahuzac, supposé si clairvoyant, a-t-il pu oublier pendant des années l'épée de Damoclès suspendue au dessus de sa tête ? Et une fois révélée l'existence de son compte, comment a-t-il pu avoir la naïveté de croire que ses mensonges suffiraient à le protéger ? Gérard Miller et Anaïs Feuillette ont cherché à comprendre la logique qui a mené le ministre au coeur d'un cataclysme inédit dans la vie politique française.

Thursday, 20 October 2016

Paris Saint-Lazare : terminus des oubliés réalisé par Benoît Grimont



Janvier 2009, à Paris. Saint-Lazare, deuxième gare d'Europe, traversait une de ses plus graves crises. Un conflit social d'une envergure inégalée jetait des dizaines de milliers d'usagers dans le désarroi et la colère et conduisait à la paralysie, puis à la fermeture de la gare. Avaries du matériel, retards à répétition, incivilités, violences, grèves, poussaient à bout les usagers, mais aussi ceux qui y travaillaient. Un an après, qu'en est-il ? Quelles leçons ont été tirées de ce conflit ? Quelles sont les perspectives d'avenir de ce «terminus des oubliés» à l'heure de la dérégulation du transport ferroviaire ?

Wednesday, 19 October 2016

Cholestérol : le grand bluff réalisé par Anne Georget



Comment le cholestérol a été érigé en coupable idéal des maladies cardio-vasculaires par une série d'approximations scientifiques. Un dogme dont un nombre croissant de chercheurs dénoncent les dangers.

Le cholestérol, que tout un chacun se représente comme un excès de mauvaise graisse dans l'organisme, est désigné à la vindicte médicale et populaire depuis les années 1950 comme responsable des maladies cardio-vasculaires qui terrassent jeunes et vieux avant l'heure. Or, un nombre croissant de chercheurs en médecine dénoncent ce qu'ils considèrent comme un vaste mensonge, façonné à la fois par une série d'approximations scientifiques et par de puissants intérêts économiques, de l'industrie agroalimentaire d'abord, des laboratoires pharmaceutiques ensuite. Les facteurs avérés de risque, affirment ces recherches convergentes, sont en réalité le tabac, l'hypertension, l'obésité et le manque d'exercice. Mais depuis la mise sur le marché, en 1993, de nouveaux traitements anticholestérol, les statines, une écrasante majorité de médecins mise sur leur prescription avant toute autre mesure préventive. Consommées par 220 millions de patients à travers le monde, les statines sont devenues en quelques années le médicament le plus vendu dans l'histoire de la médecine. Or, les fabricants eux-mêmes commencent à reconnaître qu'elles peuvent entraîner des effets secondaires graves, tels que des douleurs musculaires, des problèmes hormonaux, des pertes de mémoire, des dépressions et aussi, selon des études récentes, le déclenchement d'un diabète. Une reconnaissance tardive qui, étrangement, intervient alors que les derniers brevets en la matière tombent dans le domaine public et qu'une nouvelle molécule anticholestérol s'annonce.

Manipulations
Pour démonter ce qui a constitué pendant plus d'un demi-siècle un dogme inattaquable, Anne Georget donne la parole à une quinzaine de spécialistes - chercheurs en médecine, cardiologues, journalistes médicaux, nutritionnistes... - qui expliquent à la fois ce que l'on sait du cholestérol et réfutent, études à l'appui, ce qu'ils estiment être des conclusions scientifiques biaisées. Ainsi le physiologiste américain Ancel Keys, qui, le premier, avait attribué à la surconsommation de graisses saturées la stupéfiante épidémie d'accidents cardio-vasculaires survenue dans les années 1950 dans certains pays occidentaux, a-t-il délibérément passé sous silence les contre-exemples statistiques. Tandis que les études cliniques des statines ont été financées à 80 % par les laboratoires qui avaient le plus intérêt à ce qu'elles s'avèrent positives. Dense et documentée, une roborative enquête à décharge.

Pin-up - La revanche d'un sex-symbol réalisé par Sophie Peyrard



Et si la pin-up était devenue une icône féministe ? En archives et à travers les interviews d'auteures et de pin-up modernes, ce documentaire interroge l'histoire d'un corps féminin idéalisé, inventé par les hommes puis réinvesti par les femmes.

L'image est connue : dès que l'on prononce le mot "pin-up", un cliché érotique et rétro vient à l'esprit. Une belle ingénue en tenue légère nous regarde en souriant, elle vient de commettre une maladresse en passant l'aspirateur ou en décrochant la pompe à essence, si bien que son geste découvre des jambes interminables et des dessous sexy. Cette fille court-vêtue au regard en coin est une icône érotique, créée pour satisfaire le désir des hommes. Pourtant, il souffle chez les pin-up, et depuis longtemps déjà, un vent de féminisme. Née sous le pinceau des illustrateurs de presse au début du XX e siècle, gravée dans la chair par le tatouage et peinte sur les carlingues d'avion de l'armée américaine, dénudée par la photographie de charme, la pin-up s'est déclinée sous une multiplicité d'identités que les femmes n'ont eu de cesse de se réapproprier.

Féminin et féministe
Pour ce film féminin et féministe, la réalisatrice Sophie Peyrard a rencontré à Paris, Berlin, Bruxelles et Los Angeles, pin-up et effeuilleuses modernes (Lada Redstar, Lolly Wish...), auteures et éditrices spécialistes de cette galaxie au charme rétro (Dian Hanson, Maria Buszek, à qui l'on doit Pin-up grrrls...). Mêlant archives et interviews, son documentaire raconte le règne d'un sex-symbol protéiforme, en perpétuelle réinvention, réussissant à l'orée du XXIe siècle à se défaire enfin du carcan patriarcal. Une rencontre instructive et enlevée avec la pin-up des temps modernes.

L’argent, le pouvoir, l’art réalisé par Martina Müller



À l'occasion de l'édition 2016 de la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) à Paris, un regard sans concession sur les rapports entre l'art et l'argent. Ce documentaire explore un marché qui n'a plus grand-chose à voir avec l'art, sur lequel règne un petit groupe d'initiés, tandis que de nombreux artistes et galeries luttent pour survivre.

Posséder des oeuvres d'art confère du prestige et garantit un bon rendement du capital investi. Dans les ventes aux enchères, il n'est pas rare de voir des peintures s'arracher à plus de 100 millions d'euros. Comment se fixent les prix ? Comment les collectionneurs gèrent-ils leurs trésors pour en faire grimper la valeur ? Qui achète et par quels circuits ? Quid des politiques d'acquisition des musées et des institutions publiques ?

Musées secrets
Ce documentaire explore un marché qui n'a plus grand-chose à voir avec l'art, sur lequel règne un petit groupe d'initiés, tandis que de nombreux artistes et galeries luttent pour survivre. On y voit, notamment, l'artiste conceptuel Hans-Peter Feldmann se moquer des pratiques du marché en peignant des dollars à la foire d'art contemporain de Cologne. Le "conseiller" en investissements artistiques Helge Achenbach a, lui, écopé de six ans de prison pour avoir encaissé 22,5 millions d'euros en surévaluant certaines opérations pour un client. Chaque coup de marteau frappé par un commissaire-priseur a une incidence sur la cote d'un artiste, et par conséquent, sur les primes d'assurance quand il s'agit d'exposer des oeuvres atteignant des sommes que les musées publics ne peuvent plus assumer. Un grand nombre de peintures restent ainsi cachées dans des ports francs, à Genève, Singapour ou au Luxembourg. Comme le montre le film, les patrons des multinationales des industries du luxe savent aussi faire de belles affaires en investissant dans l'art contemporain.

Tuesday, 18 October 2016

Chère anorexie réalisé par Judith Du Pasquier



À travers les témoignages poignants de malades et de soignants en Europe, une enquête sensible sur l'énigme de l'anorexie, dont la prise en charge ne cesse d'évoluer, à travers des thérapies complémentaires, y compris familiales ou artistiques.

Jeûneuses et mystiques au XV e siècle, hystériques et mélancoliques au XIXe... : le rapport au corps et à l'alimentation a toujours suscité des troubles du comportement. Si aujourd'hui l'anorexie, dopée par la mondialisation et le consumérisme, concerne majoritairement des filles, de plus en plus de garçons souffrent de cette pathologie, laquelle conduit plus que nulle autre au suicide. Spirale infernale liée au refus de s'alimenter, à l'idée d'effacement et de la sexualisation du corps à la puberté, l'anorexie, "addiction sans drogue", génère une euphorie. Traumatismes d'enfance, souffrances familiales occultées depuis des générations... : il est souvent difficile d'identifier ses causes. Mais sa prise en charge évolue, au travers des thérapies complémentaires, y compris familiales ou artistiques.

"Avide, elle te vole tout"
De la France à la Roumanie en passant par l'Allemagne, l'Angleterre et l'Italie, le film enquête avec délicatesse auprès des malades et du personnel soignant - psychiatres et infirmiers - sur l'invasive anorexie. "Avide, elle te vole tout", confie une ancienne malade. "Elle me donnait la sensation d'être vivante, intense, comme droguée", affirme une autre. Au fil des rencontres dans les centres de soins, ce documentaire explore en profondeur cette énigme. Les jeunes femmes témoignent ici avec une lucidité et une force bouleversantes de leur enfer en cours ou passé, de la perception abîmée de leur corps et de leur détermination à le contrôler dans une quête sans fin. Un document empreint d'une puissante humanité.

Monday, 17 October 2016

Jour de marché, de Barbès à Uzès réalisé par Patrice Masini & Raynald Lellouche



En France, le marché est un lieu de convivialité où l'on aime flâner. L'on y vient pour acheter des produits frais, mais aussi pour discuter et faire des découvertes. Miroir d'un quartier ou d'un village, le marché est également un baromètre de la société. Comment s'organise un marché ? D'où viennent les produits ? Quelles sont les règles, les coutumes, les prix ou les habitudes ? Deux marchés français emblématiques, aux antipodes l'un de l'autre, ont ouvert leurs coulisses aux caméras : Uzès, à l'ombre des platanes, et Barbès, sous le pont métallique du métro aérien de Paris. Les commerçants et habitués de ces deux lieux de vie témoignent.

Un pays dans la tourmente - Tempestad réalisé par Tatiana Huezo



Miriam a été arrêtée un matin avec d'autres collègues sur son lieu de travail, à l'aéroport de Mexico. Elle deviendra l'une de ces "pagadores", les personnes qui paient pour les crimes des autres parce que les autorités se doivent de "faire du chiffre"... Ce documentaire coup de poing est un réquisitoire glaçant contre des autorités mexicaines corrompues.

Miriam a été arrêtée un matin avec d'autres collègues sur son lieu de travail, à l'aéroport de Mexico. Elle deviendra l'une de ces pagadores, les personnes qui paient pour les crimes des autres parce que les autorités se doivent de "faire du chiffre". Accusée sans preuves de trafic de personnes, cette jeune mère a été incarcérée à deux mille kilomètres de son domicile et marquée à vie par des conditions de détention abominables. Clown dans un cirque, Adela, elle, pleure sa fille étudiante, Monica, enlevée il y a dix ans, et subit d'odieux chantages pour abandonner ses recherches.

Deux femmes, deux destins emblématiques dans un pays gangrené par une guerre qui ne dit pas son nom. De Matamoros à Cancún, la réalisatrice Tatiana Huezo, auteure du déjà remarqué El lugar más pequeño, nous entraîne dans un road-movie à travers des paysages sinistres où se succèdent des barrages routiers tenus par des hommes lourdement armés, dont on ne sait jamais vraiment à quel camp ils appartiennent. Un film coup de poing, où la beauté surgit de l'horreur.

Quand nos t-shirts filent un mauvais coton réalisé par Camille Roperch & Alexia Sauvageon



Le tee-shirt est l'article le plus acheté en France et le plus importé dans l'Union européenne, essentiellement de Chine et du Bangladesh. Star des garde-robes, il peut se décliner dans toutes les couleurs, être chic ou décontracté, porté hiver comme été, au masculin comme au féminin. Remonter le fil de la fabrication du tee-shirt, c'est découvrir une réalité bien sombre en Inde et en Ouzbékistan, où le coton est cultivé dans des conditions stupéfiantes. Les scandales, nombreux, ne touchent pas que les lointains pays producteurs, la France est elle aussi est concernée. Mais comment le consommateur peut-il s'y retrouver ? Et combien coûte réellement un tee-shirt ? Enquête.

Pigeons, citadins à plumes réalisé par Scott Harper



Des scientifiques mènent des expériences pour mettre en valeur le grand sens de l'orientation et la capacité d'adaptation de ces oiseaux à la mauvaise réputation.

Chauffage, le piège électrique réalisé par Stéphane Manier & Raphaël Rouyer



En France, plus de huit millions de logements sont chauffés à l'électricité. L'Hexagone possède autant de convecteurs que l'ensemble des foyers européens réunis. Pourtant, ce type de chauffage n'est pas très efficace, mais très cher. Et près de la moitié des personnes en situation de précarité énergétique le sont à cause du chauffage électrique. De surcroît, la dépendance au chauffage électrique fait peser sur le pays le risque du black-out. La France a fait ce choix du «tout électrique» dans les années 70, pour amortir le coût de construction et d'exploitation de ses nombreuses centrales nucléaires. Le chauffage électrique est ainsi devenu la cible des campagnes de promotion. Doit-on s'en débarrasser pour sortir de l'impasse ? Quelles solutions alternatives se présentent aujourd'hui ?

Sunday, 16 October 2016

Famille Surabhi, à la vie à la scène réalisé par Neeta Jain-Duhaut



Dans le centre de l'Inde, à Hyderabad, une troupe composée de 65 personnes vit au sein même de son théâtre au répertoire classique, le théâtre Surabhi.

Magritte, la trahison des images réalisé par Sylvain Bergère



Né en 1898 et mort en 1967, à la fois peintre et sculpteur, René Magritte était un peintre avant toute chose. Et quand on lui demandait ce qui se cache derrière sa peinture. Voilà ce qu’il répondait : " Rien ! Je peins des images visibles qui évoquent quelque chose d’incompréhensible. Je ne suis pas un symboliste… Mais bien sûr, je ne puis empêcher les gens d’interpréter mes toiles. S’ils préfèrent essayer de traverser les murs plutôt que de passer par la porte, que voulez-vous que j’y fasse ? ".

Ce film s’attache à la pensée d’un homme qui, parmi d’autres choses s’adonnait à la peinture. L’aventure surréaliste de Magritte commence en 1923, lorsqu’il découvre, dans une revue, une reproduction du chant d’amour de Giorgio de Chirico. Pour la première fois, il a le sentiment d’être confronté à une image qui, comme un électro encéphalogramme, est directement branché sur la vie de l’esprit. Il dit de ce tableau : " Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois. "

Jusque-là, Magritte avait cru que la plus haute ambition de la peinture était de transposer une pensée en image. Chirico lui fait prendre conscience qu’il est possible de " penser en images ", de composer, avec des images, l’équivalent même d’une phrase ou d’un texte.

Jusqu’à sa dernière œuvre, Magritte sera fidèle à ce choc fondateur : " J’ai compris que j’avais enfin trouvé ce qu’il fallait peindre et je m’y suis tenu. Ma peinture n’a plus changé d’orientation. Mes tableaux sont des pensées visibles. Ces pensées sont formées exclusivement par les figures que le monde m’offre. Ces figures sont réunies dans un ordre qui évoque le mystère. "

Hergé à l'ombre de Tintin réalisé par Hugues Nancy



Semée d'archives, de dessins inédits et de séquences animées, une balade poétique dans la vie tourmentée et l'oeuvre foisonnante de Hergé, artiste génial et perfectionniste, tyrannisé par Tintin, sa remuante créature.

" Mon enfance me paraît très grise", disait-il. Pour échapper à une vie bruxelloise bourgeoise et triste, entre une mère mélancolique et un père absent, le petit Georges Remi, dont les initiales formeront bientôt le pseudonyme Hergé, s'évade en croquant des héros aux aventures extraordinaires. Le scoutisme lui permet aussi de goûter à une vie plus "colorée". Précoce, il dessine pour les publications du mouvement. Tout jeune homme, il se voit confier un supplément jeunesse, Le petit vingtième, sous la férule de l'abbé Vallez, homme à la fois moderne et... mussoliniste. C'est là que paraîtront les premières aventures de Tintin et Milou. La sûreté du trait, l'inventivité, le rythme trépidant des péripéties sont déjà là. Mais le jeune Georges Remi raconte sans beaucoup de recul ni de documentation l'URSS et l'Afrique de l'époque, influencé par les convictions rétrogrades de l'abbé. Il finira par secouer ce joug et dira plus tard au sujet de Tintin au Congo : "C'était du racisme mais sans le savoir."

Enguirlandé par Haddock
D'album en album, ce bourreau de travail a inventé la bande dessinée moderne, grâce à son sens du cadrage, du scénario et du mouvement, sa ligne claire, qui rend l'action limpide, ses cliffhanger en fin de chaque page, son introduction maîtrisée de la couleur... Autant d'innovations qui marqueront des générations de lecteurs et de dessinateurs. Tintin, son intrépide reporter, connaît d'emblée un succès phénoménal (200 millions d'albums vendus à ce jour). Pendant un demi-siècle, Hergé vivra à ses côtés. Il se sentira fasciné mais aussi tyrannisé par sa remuante créature, enchaînant les planches pour un public qui en réclame toujours plus. Il s'est d'ailleurs souvent caricaturé en pantin manipulé par Tintin ou en tâcheron enguirlandé par Haddock, Tournesol et consorts. Nourri d'interviews, d'archives et de dessins inédits, ce documentaire navigue avec poésie dans la vie tourmentée de cet artiste génial et perfectionniste, et dans son oeuvre foisonnante. Il explore son trait grâce à de fluides séquences animées et dévoile des aspects moins connus de sa sensibilité artistique, notamment son goût pour l'abstraction et le graphisme. Il offre aussi une relecture précieuse de nombreux albums, montrant l'influence des soubresauts de l'époque et de la vie personnelle de Hergé sur les pérégrinations de Tintin.

L'île aux filles de joie réalisé par Giovanni Giommi



Dans le golfe du Bengale, une petite île peuplée de prostituées est menacée par la montée des eaux. Paroles de femmes courageuses et dignes, dont le monde s'érode.

Sur l'île de Banishanta, au Bangladesh, vivent quelques dizaines de femmes, toutes prostituées. Parmi elles, Razia, qui habite sur l'île depuis l'âge de 11 ans ; Khadidja, qui aime Sohel le pêcheur ; Shefali, qui rêve que sa petite fille quitte cet endroit et raconte l'insupportable douleur à chaque fois qu'un homme se couche sur sa poitrine. Leurs clients arrivent chaque jour par bateau. Mais l'eau menace d'engloutir ce lupanar entouré par les flots. Le fleuve Pashur grossit, la mousson se fait chaque année plus violente, les vagues grignotent les côtes, les cyclones ébranlent les cabanes de tôle. Sur cette terre menacée par le changement climatique, les femmes travaillent, dans l'espoir d'un avenir meilleur pour elles et leurs familles. Elles racontent leur arrivée sur l'île-maison close, leur statut de prostituée, le regard que portent sur elles la société et leurs conjoints. Leurs voix parlent d'amour et de fierté, de pudeur et de dignité.

Saturday, 15 October 2016

Le petit baigneur réalisé par Robert Dhéry



Lors de l'inauguration et de la bénédiction de la vedette rapide L'Increvable, fierté des chantiers Fourchaume, la coque de celle-ci est transpercée par la traditionnelle bouteille de champagne. Hors de lui, le directeur Louis-Philippe Fourchaume (Louis de Funès), fils du fondateur des chantiers, renvoie sur le champ le concepteur du bateau, André Castagnier (Robert Dhéry), avant même que celui-ci ait eu le temps d'apprendre à son patron qu'une autre de ses créations, un petit voilier à la coque révolutionnaire baptisé Petit Baigneur, vient de remporter en Italie les « Régates de San Remo » et l'« Oscar de la Voile ». Une fois informé et alléché par les perspectives commerciales d'un tel succès, Fourchaume dispose, avec son épouse, d'un dimanche pour tenter de rattraper son erreur et de convaincre Castagnier de travailler de nouveau pour lui. Mais l'inventeur est déjà courtisé par Marcello Cacciaperotti (Franco Fabrizi), un industriel italien qui lui fait un pont d'or et qui est venu également lui rendre visite dans la ferme où André Castagnier habite avec ses frères, Henri, le curé du village (Jacques Legras) et Jean-Baptiste, le gardien du phare (Pierre Tornade) et sa sœur Charlotte (Colette Brosset), mariée au joueur de clairon de la fanfare locale (Michel Galabru)…

Le Père Noël est une ordure réalisé par Jean-Marie Poiré



Soir de Noël burlesque où, à la permanence téléphonique parisienne de SOS Détresse Amitié, des bénévoles sont perturbés par l'arrivée de personnages marginaux et farfelus, qui provoquent des catastrophes en chaîne.

Au fil de la soirée, Pierre Mortez et Thérèse reçoivent tour à tour la visite : de leur voisin bulgare, M. Preskovitch, qui leur présente des spécialités gastronomiques de son pays toutes aussi infectes les unes que les autres, de Katia, un travesti homosexuel désespéré, de Josette, la « petite protégée » de Thérèse ainsi que de Félix, fiancé miteux de Josette (individu violent au sein du couple et voleur invétéré) déguisé en père Noël, sans oublier Mme Musquin coincée dans l’ascenseur à deux reprises et les récurrents coups de fil de l'obsédé qu'on ne voit jamais. Alors que tout semble redevenir normal, Josette, pour vider le pistolet de Félix et le rendre inoffensif, abat malencontreusement le dépanneur de l'ascenseur.

Josette et Félix découpent le cadavre en morceaux et les emballent dans des cadeaux. Ils se rendent par la suite au zoo pour jeter les morceaux de viande dans les enclos des animaux carnivores.

J'ai mon voyage ! réalisé par Denis Héroux



J'ai mon voyage ! au Québec, et Quand c'est parti, c'est parti ! en France, est un film franco-québécois de Denis Héroux, sorti en 1973.

Jean-Louis Cartier, modeste employé français des établissements Golden Trust, quitte le Québec en attelage auto-caravane, accompagné de sa femme et de ses deux fils, pour se rendre à Vancouver où il vient d'être promu au siège de sa société. Les Cartier s'aventurent avec quelques craintes sur le territoire Ouest canadien qui leur est inconnu, d'autant plus qu'ils ne parlent pas un traître mot d'anglais. Il leur arrive plusieurs mésaventures au point d'être maintes fois sur le point de rebrousser chemin. Ils parviennent tant bien que mal à Vancouver, et plutôt mal puisqu'ils y font leur entrée sur le toit de leur caravane qui dérive au fil du fleuve où elle est tombée. À leur grand étonnement, ils sont accueillis somptueusement par la Golden Trust qui les confond avec des notables français. Finalement, et bien contents, les Cartier réintégreront le Québec qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

Cap sur le Nouveau Monde - Les pélerins du Mayflower réalisé par Ric Burns



En septembre 1620, le Mayflower quitte le port anglais de Plymouthson avec à son bord une centaine de passagers, dont la moitié appartient à une communauté protestante dissidente qui prône un retour au christianisme des origines. Ces "pères pèlerins" sont considérés comme les fondateurs des futurs États-Unis d'Amérique.

En septembre 1620, le Mayflower, navire en piteux état stationné dans le port anglais de Plymouth, lève l'ancre. À son bord, une centaine de passagers, dont la moitié appartient à une communauté protestante dissidente qui prône un retour au christianisme des origines et un strict respect des préceptes de la Bible. Ces puritains sont en quête d'une nouvelle patrie où ils pourront vivre librement leur foi, sans craindre d'être persécutés. L'hiver s'annonce lorsqu'ils arrivent en vue de Cape Cod. Avant de débarquer, ils signent un pacte le 11 novembre 1620 : le "Mayflower Compact", précisant les règles d'administration de la colonie, et considéré aujourd'hui comme le texte précurseur de la Constitution et de la démocratie nord-américaines. Dans un premier temps, les colons ne survivent que grâce à la bienveillance de la tribu indienne locale. Mais le nombre de nouveaux arrivants ne cessant d'augmenter, les affrontements sanglants avec les autochtones vont se multiplier.

Récit fondateur
Ce film suit, de sa naissance dans l'Angleterre élisabéthaine à sa mort en 1657, l'itinéraire de William Bradford, qui fut l'un des chefs de file des pèlerins. Il s'attache par ailleurs aux épreuves que rencontrèrent les puritains sur place, à leurs contacts avec la population indigène et à la façon dont ce chapitre fondateur de l'histoire des États-Unis a été en permanence narré et enjolivé.

Peut-on mesurer les sentiments ? réalisé par Luise Wagner



Nos sentiments peuvent-ils échapper à la dictature des algorithmes ? Alors que nous devenons des êtres transparents dont les contacts, les opinions politiques et les préférences sexuelles s'affichent sur Internet, quelle société se dessine tant au niveau des relations interpersonnelles que de la technologie ? Ce documentaire fait le point sur un sujet d'une brûlante actualité.

Après avoir montré ce que révèlent nos expressions faciales dans Le visage décrypté (diffusé par ARTE en 2011), Luise Wagner s'intéresse ici aux algorithmes qui envahissent nos vies pour tenter de mesurer leur impact sur nos sentiments. Alors que nous devenons des êtres transparents dont les contacts, les opinions politiques et les préférences sexuelles s'affichent sur Internet, quelle société se dessine tant au niveau des relations interpersonnelles que de la technologie ? Le numérique aura-t-il raison de nos valeurs de solidarité et de compassion, bien que, face à la froideur et aux illusions véhiculées par le monde virtuel, les individus prônent une nécessaire quête d'authenticité et de réalité ?

Marchandisation des sentiments
De Los Angeles à Boston en passant par Berlin, des chercheurs passent en revue les incursions technologiques dans le domaine des sentiments : thérapeutes virtuels venant en aide à des personnes dépressives ou traumatisées ; robots capables d'empathie assistant des enseignants ; lunettes "connectées" analysant l'humeur de leurs porteurs... Un voyage déroutant au pays des émotions, devenues une marchandise convoitée par les acteurs du numérique.

Thursday, 13 October 2016

La Nouvelle-Calédonie, entre brousse et forêt réalisé par Stéphane Ghez



L'archipel de Nouvelle-Calédonie offre des paysages aux contrastes saisissants. La brousse, c'est la terre de prédilection des éleveurs de bétail. Ghislain SantaCroce poursuit la tradition de ces derniers «cowboys à la française». Plus au Nord, la forêt est un merveilleux terrain de jeu pour Vanessa Hequet, botaniste à l'IRD. Elle est aussi aidée par un couple de passionnés, les Letocart, qui ont créé un jardin d'essences endémiques, pour certaines en voie de disparition. Des espèces menacées, les eaux de Nouvelle-Calédonie en comptent aussi. Le lagon est un sanctuaire pour les baleines à bosse.

Des Racines et des Ailes: En Normandie, du Mont-Saint-Michel au pays de Caux réalisé par France 3



Depuis le Mont-Saint-Michel, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, Carole Gaessler présente une émission consacrée à la Normandie. Au sommaire : Un mont entre ciel et mer. - De la pointe du Hoc au pont de Normandie. - Au pays de Caux. Gros plan sur les projets mis en oeuvre pour assurer la préservation du Mont-Saint-Michel et la restauration de ses monuments. Julien Bérard, technicien, propose une visite du pont de Normandie, véritable cathédrale de béton et d'acier. Au-delà de l'estuaire, la visite se poursuit à Cabourg, Omaha Beach, Caen, puis dans le parc régional du Bessin. Le géographe Stéphane Costa étudie le littoral du pays de Caux, qui s'étend entre la Seine et la Manche pour en comprendre le mécanisme d'érosion. A Varengeville-sur-Mer, rencontre avec Antoine Bouchayer Mallet, propriétaire de la seule maison «Arts and Crafts» en France.

Wednesday, 12 October 2016

OGM - Mensonges et vérités réalisé par Frédéric Castaignède



La controverse entre pro-OGM (organismes génétiquement modifiés) et anti-OGM rend le débat passionnel et parfois incompréhensible. Ce tour d'horizon mondial démêle le vrai du faux, preuves scientifiques à l'appui.

Depuis vingt ans, les OGM (organismes génétiquement modifiés), en particulier les plantes, ne cessent de s'étendre sur la planète dans le but d'améliorer les rendements de soja, maïs, coton, colza, riz, etc. Dix pays, sur les vingt-huit qui en cultivent, représentent, à eux seuls, 98 % de la superficie mondiale des cultures transgéniques - soit 11 % des terres cultivées - essentiellement sur le continent américain, le sous-continent indien et en Chine. Aux États-Unis, où les premières plantations de soja transgénique ont été introduites en 1996, les OGM représentent environ 90 % des cultures de soja, de maïs et de coton. Selon leurs défenseurs, ils sont indispensables pour répondre aux besoins d'une population en forte croissance. C'est l'argument du géant du secteur, le semencier américain Monsanto, qui produit aussi le célèbre Roundup, un herbicide total dont la substance active, le glyphosate, épargne les plantes OGM.

Thriller politico-scientifique
Depuis leur introduction, les OGM sont aussi l'objet d'une très forte contestation. En Europe notamment, l'opinion publique, dans sa grande majorité, en refuse l'exploitation. Partout dans le monde, des citoyens s'inquiètent des risques qu'ils entraînent, non seulement pour l'environnement mais aussi pour la santé, avec notamment, et contre toute attente, l'utilisation massive de pesticides, résultant de l'émergence de "super insectes" et de "super mauvaises herbes" ultrarésistants. Ils dénoncent aussi l'emprise des géants des semences et des pesticides, comme Monsanto, dont l'Afrique est devenue le laboratoire à ciel ouvert. Pollué par des arguments mensongers, qui ne relèvent de la science qu'en apparence, le débat passionnel entre pro et anti-OGM empêche de démêler le vrai du faux. Tourné dans onze pays et sur quatre continents, ce documentaire s'emploie ainsi avec succès à explorer l'ensemble des enjeux liés aux plantes et animaux transgéniques, tant dans le champ de la santé que dans celui de l'environnement et de la biodiversité. Véritable thriller politico-scientifique, captivant de bout en bout, il rencontre les acteurs et les témoins de l'avancée des cultures génétiquement modifiées, interrogeant ceux qui en étudient les effets dans les laboratoires, ainsi que les fabricants d'OGM, dont les portes restent le plus souvent closes.

La rue réalisé par Caroline Leaf



Tiré d'une nouvelle de Mordecai Richler, ce film d'animation raconte le drame vécu par les familles où l'un des membres est devenu impotent.

Les magnifiques dessins de la cinéaste marient magistralement sobriété et souci du détail pour insuffler vie aux personnages.

Martin Buber, itinéraire d'un humaniste réalisé par Pierre-Henry Salfati



Toute sa vie, ce militant du parti des "juifs heureux" (contre une conception lacrymale de l'histoire du judaïsme) a promu un sionisme humaniste et une religion ouverte à l'autre. Une exploration de la vie et de la pensée du philosophe et pédagogue Martin Buber (1878-1965).

Etrangement méconnu en France, le philosophe Martin Buber (1878-1965) est l'un des penseurs majeurs du judaïsme au XX e siècle. L'émergence du sionisme, le nazisme et la création de l'État d'Israël ont particulièrement nourri et habité sa réflexion. Toute sa vie, ce militant du parti des "juifs heureux" - contre une conception lacrymale de l'histoire du judaïsme - a promu un sionisme humaniste et une religion ouverte à l'autre. Témoin du conflit judéo-arabe, il a été le premier à plaider pour une solution à deux États. À travers ses écrits, il n'a cessé d'appeler au respect des populations du Proche-Orient, en mettant en garde Israël et ses alliés contre les risques encourus. Son ouvrage majeur, Je et tu, a nourri les discours de Martin Luther King et les chansons de Leonard Cohen. Il a échangé des milliers de lettres avec les plus brillants esprits du siècle dernier.

Le documentaire de Pierre Henry Salfati (Je suis venu vous dire...), l'un des premiers consacrés à ce grand penseur, retrace son parcours et fait résonner sa voix à partir d'archives inédites, couplées à des témoignages de chercheurs et d'universitaires.

Notes on blindness - Une expérience de l'obscurité réalisé par Peter Middleton & James Spinney



Entre fiction et documentaire, un délicat voyage intérieur dans le monde de John Hull, un universitaire devenu aveugle en 1981, qui a tenu le journal audio de ce bouleversement psychique et sensoriel.

" Puis la lumière s'est éteinte..." À l'été 1981, John Hull, écrivain et professeur de théologie à l'université de Birmingham, souffrant depuis l'enfance de troubles de la vision, devient aveugle. Afin de donner un sens à ce bouleversement, il commence à enregistrer un journal audio sur cassettes. Le récit de son expérience touche aux aspects les plus intimes et les plus profonds de son existence : sa relation avec sa femme, ses enfants, son travail, sa foi en Dieu, mais aussi l'exploration sensible et philosophique de ce que représente la perte de la vue. Ses "notes sur la cécité" constituent une méditation fascinante sur la mémoire, la conscience et la perception. Avec une précision de chercheur, mais aussi de poète, John Hull nous invite dans son monde sans visage, sans jour, sans nuit et sans saison. Un royaume d'ombres qui menace d'engloutir non seulement ses souvenirs, mais sa vie tout entière.

Au-delà de la vision
Les réalisateurs de Notes on blindness ont obtenu l'accès exclusif à ces enregistrements. Peu avant le décès de John Hull, à 80 ans, en août 2015, ils ont aussi pu interviewer très longuement celui qui était devenu entre-temps l'auteur reconnu de nombreux livres sur la cécité, ainsi que son épouse Marilyn. Ce double témoignage - des extraits du journal audio, le récit rétrospectif du couple sur ces quelques années cruciales durant lesquelles ils ont appris à vivre avec la cécité - compose la trame narrative du film. John et Marilyn Hull y sont incarnés par des comédiens, Dan Skinner et Simone Kirby, doublés en français par Lambert Wilson et Elsa Lepoivre. Avec leurs voix pour fils rouges, Notes on blindness voyage à petites touches subtiles dans l'entre-deux qui réunit désormais, entre ombre et lumière, l'aveugle et les voyants - Marilyn et deux, puis trois, puis quatre enfants. Immersion à la fois sensorielle et intellectuelle dans l'expérience singulière d'un homme dévasté par la perte, le film explore peu à peu les contours du nouveau monde, au-delà de la vision, qu'il finit par accepter pour sien.

Crevette ninja réalisé par Sigurd Tesche



Les yeux de la crevette-mante sont les plus développés du monde animal, sa rapidité de frappe est inégalée et sa force peut briser une carapace.

À l'abri de rien réalisé par Claire Lajeunie-Grimblat



En France, plus de 3,8 millions de personnes sont privées d’un logement décent. Une injustice dont les enfants sont souvent les premières victimes.

Adam (10 ans), Sarah (8 ans) et Amel (4 ans) vivent avec leur maman dans le Xe arrondissement de Paris. Le petit appartement de 22 m2 qu’ils occupent au 5e étage sans ascenseur est insalubre. « Il y a du plomb dans les plinthes, les murs, la douche… » explique leur mère, qui a déposé une demande de logement social en juin… 2007. Faute d’environnement sain, ses trois enfants sont asthmatiques et allergiques. Plus grave, du plomb a été détecté dans le sang de l’aîné et dans celui de la cadette. « Lorsqu’il augmente à une dose toxique, les troubles neurologiques sont irréversibles », s’alarme le Dr Michelle Perez, qui suit la fratrie. « Dans le quartier, on est très mal logés, poursuit le praticien. […] La santé des enfants, surtout, justifie en urgence un relogement dans de meilleures conditions. Ils ont tous des traitements de fond. Ce qui est amusant, c’est que très souvent je reçois des délégués de la Sécurité sociale qui viennent faire un état de mes prescriptions d’antibiotiques. Je me fais tirer les oreilles parce que j’en prescris beaucoup, mais, à cause des risques de surinfection, je ne peux pas faire autrement. »

Accidents de la vie et budgets restreints
À 40 kilomètres de la capitale, Patrice contemple une photo des temps heureux. L’époque où avec Valérie, son épouse, il habitait un pavillon bien à eux : « C’était le rêve, les enfants avaient chacun leur chambre… » Tombé dans la spirale du surendettement, le couple a dû se résoudre à vendre la maison. Avec le peu qu’ils ont pu sauver, Patrice et Valérie ont acheté un mobil-home, posé dans un camping. « Les premiers mois, on s’est crus en vacances. Mais après trois ans… » Malgré l’exiguïté de leur nouveau logis, ils tentent de se reconstruire un présent vivable, même si pour eux l’avenir est de plus en plus incertain : le camping n’est plus aux normes et la mairie va prochainement le fermer. Sans moyens, ils ne peuvent déplacer leur mobil-home ailleurs… Aide-soignant vacataire dans une clinique des Hauts-de-Seine, Philippe, 53 ans, a quant à lui élu domicile dans un camping-car qu’il a eu l’autorisation de stationner sur le parking de l’établissement. Pragmatique, Philippe tient le coup grâce à la maison qu’il a pu acheter 30 000 euros dans le Cher et qu’il rejoint dès qu’il le peut : « Avoir une adresse fiscale, c’est primordial », assure-t-il. Même si elle est loin de son lieu de travail.

Précarité et misère sociale

À Foix, en Ariège, Jannick espérait enfin souffler. Cette mère de deux adolescentes, dont les revenus mensuels oscillent entre 300 et 800 euros, estime avoir eu beaucoup de chance de louer directement auprès d’un propriétaire un petit appartement défraîchi en rez-de-chaussée pour 600 euros. Impossible, dans sa situation, de passer par une agence immobilière, car elle ne peut acquitter les deux ou trois mois de loyer exigés pour une caution. Quand elle apprend que son bailleur lui signifie son congé, Jannick n’a qu’une crainte : se retrouver à la rue et perdre la garde de ses enfants… De son côté, Denis habite une grande maison, qu’il a autrefois aménagée avec soin. Incapable de faire face aux travaux d’entretien, il vit désormais reclus dans une seule pièce. Sans eau chaude, il passe aussi l’hiver sans chauffage, sa pension d’invalidité ne lui permettant pas de remplir sa cuve de fioul. Installés dans le bois de Vincennes, Thierry et Cynthia campent, eux, depuis six ans sous une tente. Comme les 85 000 personnes qui vivent en France sous un abri de fortune, ces jeunes parents ont dû renoncer à habiter avec leurs deux fillettes ; l’une est hébergée chez sa grand-mère, tandis que la plus jeune est placée en famille d’accueil. Malgré l’adversité, ils économisent chaque sou dans l’espoir d’avoir un jour accès au logement qui leur permettra d’être de nouveau réunis. Pour tenir bon, Thierry fixe son avant-bras sur lequel il a fait tatouer « Laulita », le nom de sa petite dernière : « Quand je le regarde, ça me booste… ».

Tuesday, 11 October 2016

Au coeur du zoo de Paris réalisé par Guy Beauché



Après deux ans et demi de travaux, le parc zoologique de Paris a réouvert au public en avril 2014. C'est l'occasion d'entreprendre une plongée au coeur de cet établissement, où cohabitent plus d'une centaine d'espèces venues de tous les continents, et de découvrir tout ce qu'il n'est pas possible de voir lors d'une visite classique : les naissances, les arrivées, l'adaptation et la complicité entre les animaux ou avec les employés du parc.

Sarkozy, l'homme qui courait plus vite que son ombre réalisé par Gérard Miller & Anaïs Feuillette



Il y a encore peu, ses adversaires de gauche comme de droite, considéraient que Nicolas Sarkozy était devenu quantité négligeable. C'est pourtant lui et pas un autre qui a profondément changé la façon de gouverner la France.

C'est pourtant lui et pas un autre qui a imposé à la quasi-totalité de la classe politique un vocabulaire et des thèmes qui jusque là étaient proscrits. C'est pourtant lui et pas un autre qui incarne le mieux la victoire idéologique de la droite. Et c'est justement ce qui a donné envie à Gérard Miller de faire ce film. Comprendre quel désire l'anime depuis tant d'années et quelle logique il a suivi pour transformer à ce point le visage de la France.

NKM, la singulière réalisé par Anne Fulda & Henry Marquis



Nathalie Kosciusko-Morizet ou « NKM », a été qualifiée d’« emmerdeuse », de « tueuse », d’« insoumise ». Transgressive souvent. Singulière indéniablement. La députée de l’Essonne, déjà trois fois ministre, aux ambitions présidentielles, en lice pour les primaires de la droite, se joue des codes et des conventions.

Femme dans un univers d’hommes, la défense de l’Environnement au coeur, féministe et féminine, la dame est une experte de la stratégie de la rupture et du contre-pied. NKM est tout et son contraire. Alors, qui est la « vraie » NKM ? Ce film se propose de découvrir, autrement, cette nouvelle figure du paysage politique français, déterminée à y demeurer durablement, par-delà son image publique et les idées préconçues.

Les nouveaux guerriers des champs réalisé par Claude-Julie Parisot



Pour se débarrasser des pesticides, dont les méfaits sur la santé sont prouvés, des chercheurs plébiscitent les prédateurs naturels de parasites comme les coccinelles mangeuses de pucerons ou les guêpes destructrices de chenilles. En Europe, au Brésil ou en Inde, des millions de cultivateurs ont déjà adopté ces bioprotecteurs. L'industrie agrochimique investit aujourd'hui lourdement en ce sens. Bien que la technique soit prometteuse, elle est loin d'être infaillible.

Les Yes Men se révoltent réalisé par Laura Nix & The Yes Men



Un (auto)portrait du duo des Yes Men ("béni-oui-oui") activistes du canular politique toujours prêts à en découdre contre l'ultralibéralisme. Leur plaidoyer pour un monde meilleur vibre toujours aussi joyeusement.

Les Yes Men, le duo formé par Jacques Servin et Igor Vamos, alias Mike Bonanno et Andy Bichlbaum, dénoncent l'état du monde depuis deux décennies avec leurs sketchs, leurs dossiers de presse bidon et leurs fausses bonnes nouvelles. Ciblant les multinationales et les États complices, ferraillant contre la surexploitation des hommes et des ressources naturelles, ils s'en prennent ici au ministre canadien de l'Environnement, à la Chambre de commerce américaine et aux géants du pétrole Shell et Gazprom. En se faisant passer pour des dirigeants politiques, ils interviennent aussi dans un congrès pour annoncer que le gouvernement américain renonce aux énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.

Après Les Yes Men refont le monde (2009), ARTE reprend le pouls du duo avec ce beau portrait, en forme de bilan des espoirs et des déceptions. Et même si ces humoristes surinformés craignent de voir faiblir la résistance citoyenne à l'ultralibéralisme, leur plaidoyer pour un monde meilleur vibre toujours aussi joyeusement.

Le corps high-tech - Vivre avec des prothèses réalisé par :Gesa Berg



Prothèses contrôlées par la pensée et adaptées à la morphologie du porteur... Si les possibilités qu'offre la technologie couplée à la médecine sont fascinantes, ces membres bioniques sont-ils accessibles à tous les amputés ?

Karl-Heinz Ammon a perdu son bras lors d'un accident du travail. Il est aujourd'hui le premier Allemand à porter une prothèse de bras révolutionnaire, contrôlée par la pensée. Quant à Markus Rehm, il partage son temps entre son travail d'orthoprothésiste et la préparation des Jeux paralympiques. Favori de la compétition, il court équipé d'une lame en carbone sophistiquée, qui reproduit le mouvement de la cheville. Grâce à ces membres high-tech, il est possible de mener une vie à peu près normale. Pourtant, les amputés sont loin de tous avoir cette chance : la douleur, l'âge ou encore une mauvaise couverture par l'assurance maladie maintiennent la plupart d'entre eux en situation de dépendance. En Europe, et plus encore dans les pays en développement, des progrès restent à faire pour démocratiser ces nouvelles technologies.

Monday, 10 October 2016

Les gangsters et la République - Petits arrangements entre amis réalisé par Julien Johan



Proxénétisme, braquage et jeux sont les trois domaines de prédilection des bandits français. De la grande époque des maisons closes, quand la Mondaine fermait les yeux en échange de précieux renseignements, à celle des cercles de jeu parisiens, généreusement octroyées au Milieu corse par l'Etat au lendemain de la Libération, en passant par le Marseille Defferre-Guérini, comment policiers, gens du «milieu» et hommes politiques se croisent-ils et se servent-ils sans oublier de se renvoyer l'ascenseur ? Une enquête étayée par de très nombreux témoignages de malfrats, d'historiens, de politiques et de représentants de la loi.

Les gangsters et la République - Au nom du drapeau réalisé par Julien Johan



Depuis 1945, les liaisons dangereuses entre caïds, police et politiques ont marqué l'histoire française. Elles continuent aujourd'hui à façonner le banditisme français. Braqueurs de banque, as du chalumeau, proxénètes, dealers, inventeurs du go-fast ou banquiers de cercle de jeu témoignent dans ce document, livrant la version officieuse d'une histoire qui remonte à la Seconde Guerre mondiale, passe ensuite par la guerre d'Algérie, les années Defferre et la prise du pouvoir des caïds de la drogue dans les banlieues. Témoignent également des politiques, des policiers, des procureurs et des historiens.

Les gangsters et la République - La loi de la drogue réalisé par Julien Johan



Cannabis, cocaïne, héroïne : la drogue a inondé le marché français, imposant sa loi et ses méthodes. Témoignent de nombreux acteurs de ce trafic, de l'ancienne garde des barons de la French Connection à la nouvelle génération des dealers, en passant par l'inventeur des go-fast entre Marbella et Paris. Ainsi se dessine la manière dont le trafic s'est épanoui aux Etats-Unis avant de s'emparer de l'Espagne à l'époque de l'ETA. Aujourd'hui, avec plus d'un milliard de bénéfices par an rien qu'en Seine-Saint-Denis, cette «machine à cash» est devenue un contre-pouvoir, et les caïds des quartiers échangent la paix sociale contre la mainmise sur leurs territoires.

Chez Frida Kahlo réalisé par Xavier Villetard



Située dans le quartier Coyoacan dans la banlieue de Mexico, la Maison Bleue fut un lieu de naissance et de mort, de plaisirs et de douleurs, de création et de séparation pour la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-1954).

Située dans le quartier de Coyoacan, aujourd'hui dans la banlieue de Mexico, la "Casa Azul" ("Maison bleue") fut un lieu de naissance et de mort, de plaisirs et de douleurs, de création et de séparation pour la peintre mexicaine Frida Kahlo. Dans les années 1930, pendant que l'Europe se déchire, son époux Diego Rivera et elle y accueillent André Breton, Léon Trotski et son futur assassin Ramón Mercader, ainsi que nombre d'artistes et de révolutionnaires.

Hunan, l'autre monde d'Avatar réalisé par Laurence Thiriat



Au coeur de la province du Hunan, dans le sud-est de la Chine, le parc de Zhangjiajie accueille un festival important pour les Miaos, peuple vivant hors du temps.

Sunday, 9 October 2016

Merci Patron ! réalisé par François Ruffin



François Ruffin est un fan absolu de Bernard Arnault. Qu'importent les services de sécurité qui l'empêchent de rencontrer son idole, ou l'hostilité d'anciens employés licenciés, François va déborder d'ingéniosité pour rétablir le dialogue et partager avec tous sa passion pour le PDG de LVMH.

Sur sa route il croise Jocelyne et Serge Klur, pour qui rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo pour le groupe LVMH, à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Depuis lors, le couple est au chômage, criblé de dettes et sur le point de voir sa maison saisie par un huissier.

Mais François Ruffin est confiant et décidé à les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault.

Le code secret des Aztèques réalisé par Saskia Weisheit



La découverte du peuple aztèque par les conquistadores au XVI e siècle a marqué la fin de leur empire et le début de la légende. La connaissance que nous avons de leur civilisation a été largement inspirée par les récits des conquérants espagnols, qui les considéraient comme des barbares. Ce n'est que quatre cents ans plus tard que des chercheurs s'y sont vraiment intéressés : les Allemands Eduard et Caecilie Seler ont été les premiers à se plonger dans les écrits de ce peuple, les codex aztèques, rédigés sous forme de pictogrammes. L'empire disparu repose aujourd'hui sous le sol de la métropole de Mexico. Les autorités ne laissent se dérouler les fouilles que pendant les travaux de réhabilitation. Près de Tlatelolco, au coeur de l'ancien royaume aztèque, une découverte a plongé le monde entier dans l'étonnement : c'est à cet endroit que se tenait le temple du plus grand chef aztèque, Montezuma II. Cette découverte confirme-t-elle la théorie des sacrifices humains ?

Le déclin des Mayas réalisé par Michael Gregor



La civilisation maya, extrêmement avancée, n'a cessé de fasciner chercheurs et aventuriers depuis sa redécouverte dans la forêt tropicale amérindienne au XIXe siècle. Les raisons de sa disparition restent à ce jour obscures... La civilisation maya est fascinante de tous les points de vue. Les connaissances de l'époque en mathématiques et en astronomie par exemple étaient tout simplement étonnantes et n'ont été égalées en Europe que bien plus tard. Leurs villes étaient déjà fort étendues (jusqu'à 200 000 habitants), et l'agriculture très développée (elle subvenait aux besoins de plus de 3000 sites stratégiques grâce à un système astucieux d'irrigation et de transports). Leur écriture était extrêmement complexe, tout comme leurs méthodes de calcul. Mais toute cette richesse a brusquement disparu. Le déclin des Mayas est-il dû à une rivalité entre dynasties princières ? Une caste religieuse tyrannique a-t-elle laissé cette guerre intestine anéantir l'empire ? Ou bien la fin de l'empire maya est-il dû à une gigantesque catastrophe naturelle ? Le géophysicien allemand Gérald Haug privilégie cette théorie : des forages sous-marins réalisés dans la mer des Caraïbes font en effet état de changements climatiques radicaux. Le plus troublant : leur date coïncide exactement avec celle de la disparition de la civilisation maya. La région aurait ainsi connu un millénaire de grandes sécheresses qui se seraient soldées par des millions de morts en très peu de temps. D'autres résultats scientifiques viennent étayer cette hypothèse. A l'aide d'analyses menées en laboratoire, de maquettes mais aussi de clichés du photographe allemand Teobert Maler, qui a redécouvert au siècle dernier de nombreuses ruines mayas, le documentaire recense les dernières avancées de la recherche au sujet de cette civilisation.

Dans l'antichambre des Beatles - Quatre garçons et une secrétaire dans le vent réalisé par Ryan White



À Liverpool, quatre musiciens encore inconnus sont à la recherche d’une secrétaire. Pour la première fois, celle qu’ils engagèrent livre dans ce documentaire riche en images d’archives les secrets d’une vie passée dans l’antichambre des Beatles.

C'est au Cavern, un club de Liverpool, qu'une jeune dactylographe de 17 ans nommée Freda Kelly voit les Beatles jouer pour la première fois. Elle est remarquée par Brian Epstein, le manager du groupe, qui lui offre en 1962 le poste de ses rêves, celui de secrétaire des "Fab Four". Grande admiratrice du quatuor, elle supervise alors l'organisation du fan-club, qui compte plus de soixante-dix mille membres. Elle est chargée notamment de rendre compte de l'actualité du groupe, tout en préservant la vie privée de John, Paul, George et Ringo. À leurs côtés lors de leurs plus grands succès, la jeune Anglaise les accompagne encore quand leurs chemins se séparent. Et c'est pour montrer à ses petits-enfants qu'ils ont une grand-mère "cool", qui a contribué à l'histoire du rock, qu'elle livre ici ses souvenirs. Témoignage unique sur l'histoire de la musique pop, le film est aussi une mine de photos et de documents rares sur les Beatles.

Saturday, 8 October 2016

Faut pas rever - En Grèce, des Cyclades au Péloponnèse réalisé par Jean-Christophe Chatton & Jean-Pierre Guillerez



Le voyage de Philippe Gougler débute par la traversée du mythique Canal de Corinthe, à bord d’un remorqueur tractant un énorme bateau de croisière. Des images spectaculaires, point de départ d’une série de rencontres d’île en île.

Aux côtés de Mikaelis, le facteur d’Amorgos, Philippe Gougler vous fera découvrir la plus grande des petites Cyclades. L’île a servi de décor au film culte Le Grand Bleu. Avec Iannis, le berger siffleur d’Eubée, vous apprendrez une nouvelle langue et partagerez le quotidien de ces seigneurs de la montagne. Au coucher du soleil, sur la côte ouest du Péloponnèse, suivez Philippe Gougler sur les traces des tortues marines. Pour un spectacle émouvant comme seule la nature est capable d’offrir. Et terminez par une ronde endiablée sur l’Ile d’Icarie. Là-bas, Philippe Gougler tentera de percer le secret de la longévité de ses habitants…

Au fil des reportages, Panos, « le couturier des popes », nous offrira une plongée dans l’univers orthodoxe, au cœur des lieux saints les plus courus de Grèce. Faut pas rêver vous emmènera également à Hydra, l’île sans voiture non loin d’Athènes et vous fera vivre la « dhiava », la transhumance des bergers du nord, comme si vous y étiez.

Le couturier des popes
Panagiotis Theodoropoulos est un grand couturier d’un genre particulier : ses clients sont des popes, les prêtres de l’église orthodoxe. Face à la vague du prêt-à-porter qui sévit aussi chez les religieux, il a fait le choix du sur-mesure et du cousu main... Et sa boutique d’Athènes ne désemplit pas. Cette année il a réalisé près de 500 soutanes et habits de messe, qu’il livre parfois à domicile lorsque le client est prestigieux. Suivre Panagiotis dans sa tournée de livraisons, c’est l’occasion de découvrir une Grèce méconnue, parsemée de monastères, de grottes sacrées et d’églises richement décorées.

Hydra, un paradis protégé
A deux heures de bateau d’Athènes, Hydra est un paradis de vingt kilomètres de long sur trois de large. Une île singulière, où le temps semble comme suspendu. Ici, depuis 1962, pour préserver la beauté des lieux, la circulation automobile est interdite. Les déplacements se font à pied, les livraisons, elles, sont assurées par des mules. Découverte de cette île pas comme les autres, en pleine effervescence avant sa grande fête annuelle, la fête des Miaoulias, qui marque le début de la saison estivale.

L’odyssée des Valaques
Iorgos est un Valaque, un berger des montagnes. Il vit dans le nord de la Grèce, une région connue pour la qualité exceptionnelle de sa viande. Le secret des éleveurs valaques, c’est qu’ils se déplacent avec leurs brebis, vivant six mois dans la montagne, six mois dans la plaine. Leur transhumance, la dhiava, est un voyage semé d’embûches qui mobilise toute la famille. Immersion dans cette aventure pittoresque avec Iorgos, le patriarche qui va bientôt raccrocher et son fils, Iannis, qui devra faire preuve de courage et de patience avant de pouvoir lui succéder !

Une aventure polaire - Jean-Baptiste Charcot réalisé par Marc Jampolsky



Explorateur et scientifique intrépide, le "gentleman des pôles" a posé les bases de l'océanographie moderne. Le portrait passionnant d'un grand homme de science et d'aventure.

S'il a suivi des études de médecine, Jean-Baptiste, le fils du docteur Charcot - célèbre pour ses méthodes d'hypnose, qui ont influencé Freud - ne pouvait marcher dans les larges ornières tracées par son père. Fasciné par l'exploration, influencé très jeune par les oeuvres de Jules Verne, Jean-Baptiste Charcot a toujours rêvé de prendre la mer à bord d'un bateau qu'il nommerait, à l'image de son désir fou, Le pourquoi pas ?. Refusant de voir la France prendre du retard sur la fiévreuse exploration polaire qu'ont entrepris de nombreuses nations au début du XXe siècle, il épuisera jusqu'à ses derniers deniers pour monter sur pied une première expédition en Antarctique, et amener ainsi la science aux confins du monde connu. La vie d'aventures qui s'ouvrira alors à lui est peut-être sans égale dans l'exploration scientifique, et lui vaudra le titre officieux, attribué par Paul-Émile Victor, son plus illustre disciple, de "patron de l'exploration polaire". Aujourd'hui, ses découvertes et les données qu'il a recueillies, d'une rigueur et d'une ampleur extraordinaires pour l'époque, profitent encore à la recherche, notamment pour étudier les bouleversements climatiques en cours.

Gentleman explorateur
Marc Jampolsky signe un documentaire passionnant et documenté sur le destin hors norme de cet explorateur intrépide, de ses rêves d'enfants à son naufrage tragique sur des brisants islandais, lors d'un ouragan. Grâce aux nombreuses archives, photographiques et filmées, aux journaux de bord de ses voyages, à de multiples témoignages età de nombreuses et magnifiques séquences animées, le film nous entraîne à la suite du "gentleman des pôles" dans une inoubliable aventure scientifique.

L’aventure Rosetta - Aux origines de la vie réalisé par Jean-Christophe Ribot



Fin 2014, quand le robot Philae s'est posé sur la comète Tchouri, la mission Rosetta a atteint son objectif. Aboutissement d'un projet européen lancé vingt-et-un ans plus tôt et nécessitant des années de préparation et des moyens humains et matériels importants, cet exploit spatial pourrait permettre de comprendre l'origine de la vie. Une aventure astronomique à revivre.

Il était 17 h 03, ce 12 novembre 2014. L'humanité venait d'accomplir une prouesse qui marquera à jamais son histoire. Philae, laboratoire miniature intégré dans la sonde Rosetta, atterrissait en douceur sur la comète 67P Tchourioumov-Guérassimenko, mieux connue sous le nom de Tchouri. L'aboutissement d'un projet décidé vingt et un ans plus tôt, en 1993, par l'Agence spatiale européenne, la première à afficher l'immense ambition de se poser sur l'un de ces corps faits de glace et de poussière, archives de l'enfance du système solaire. Pour y parvenir, il aura fallu des années de préparation, un vol long d'une décennie, six milliards de kilomètres parcourus, des milliers de scientifiques et d'ingénieurs impliqués... Parmi ces derniers, l'astrophysicienne Anny-Chantal Levasseur-Regourd résume : " À partir de cette mission, on espère, et on peut penser raisonnablement y parvenir, comprendre l'origine du système solaire et comment la vie est apparue sur Terre."

Le travail d'une vie
Dès janvier 2014, le réalisateur a pu suivre de l'intérieur les dernières étapes décisives de la mission Rosetta, au contact de ses principaux acteurs, notamment le directeur de vol de la sonde, Andrea Accomazzo, et le responsable scientifique de Philae, Jean-Pierre Bibring. Ce documentaire nous fait revivre, mois après mois, les moments cruciaux de cette quête des origines. L'occasion de (re)voir les sublimes clichés de Tchouri envoyés par Rosetta mais aussi de découvrir la dimension humaine de cette épopée spatiale : les désaccords, parfois radicaux, entre scientifiques et ingénieurs, leurs moments d'euphorie, de panique ou de doute. Ce film dévoile par exemple une incroyable séquence au coeur de la salle de contrôle, lorsque l'équipe de vol constate avec angoisse que "l'atchourissage" de Philae ne se déroule pas comme prévu, alors que le monde entier fête déjà l'événement. Pour ces aventuriers du XXIe siècle, Rosetta est le travail d'une vie. Pédagogique et inspiré, ce documentaire leur rend un juste hommage.

Friday, 7 October 2016

Thierry Le Luron, le miroir d'une époque réalisé par Mathias Goudeau



Génial caricaturiste, Thierry Le Luron a donné ses lettres de noblesse à l'imitation en dressant le portrait de la France des années 70 et 80. Toujours impeccablement vêtu, il a taillé des costumes sur mesure aux têtes d'affiche de sa génération et aux personnalités politiques. Au-delà de son talent d'imitateur unique, Thierry Le Luron a bousculé les moeurs et dépassé les limites d'une France encore soumise au dictat politique sur l'information et la censure de la télévision. Replacer dans leur contexte ses sketchs et ses imitations pert d'accéder à une relecture pertinente de sa critique de la société française.

Il était une fois dans l'Ouest, le roman noir des Hauts de Seine réalisé par Jean-Charles Deniau



Au bout de l'avenue du Général de Gaulle, à Paris, dans le prolongement de la voie royale Louvre-Champs-Elysée-Arc de triomphe, se situe un territoire en forme de haricot : le département des Hauts-de-Seine. Décrit par ses promoteurs comme un «laboratoire urbain», il est censé projeter le pays vers le futur.

Ce véritable eldorado immobilier, où le mètre carré constructible vaut une fortune, représente une terre de conquête idéale pour bon nombre de personnalités haut placées. Le documentaire raconte l'histoire du département, souvent secrète, parfois violente et tourmentée, qui a vu s'opposer des politiciens de tous bords durant près d'un demi-siècle.

Il était une fois dans l'Ouest... au bout de l'avenue du Général-de-Gaulle, prolongement de la voie royale Louvre-Champs-Elysées-Arc de Triomphe, un territoire en forme de haricot. Décrit par ses promoteurs comme un " laboratoire urbain ", il est censé projeter le pays vers le futur. Dans cet eldorado immobilier où le mètre carré constructible est plus précieux que l'or noir, les gratte-ciel poussent comme des derricks et font jaillir du sol les euros par centaines de millions. Une terre de conquête idéale pour une bande d'aventuriers aux méthodes viriles et souvent expéditives, qui en ont fait leur chasse gardée pendant près d'un demi-siècle. Cette réserve de vieux renards de la politique se nomme les Hauts-de-Seine.

Ce documentaire propose d'en raconter l'histoire secrète, violente et tourmentée.